Terra 01 décembre 2016 à 08h00 | Par Audrey Dibet

Volailles, porcs, lapins et œufs se développent en label rouge

Les Fermiers d'Argoat, organisme de défense et de gestion de productions labels en Bretagne, tenait son assemblée générale vendredi dernier à Saint-Caradec (22). L'occasion de faire le point sur le nombre d'éleveurs et les volumes produits, en hausse pour les quatre productions.

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Les poulets fermiers noirs constituent la principale production en volailles Fermiers d'Argoat, en hausse de 12% en 2015.
Les poulets fermiers noirs constituent la principale production en volailles Fermiers d'Argoat, en hausse de 12% en 2015. - © P. Le Douarin

Volailles chair

Les volailles label rouge françaises profitent d'une embellie depuis 2013. Aux Fermiers d'Argoat, la progression des mises en place, de +5 % en 2015, s'est poursuivie en 2016. "Un programme ambitieux de création de bâtiments est en place", a souligné Joël Durand, président de la section volailles. La structure représente 144 éleveurs travaillant avec les sociétés Les Volailles de Bretagne (groupe LDC) et Breizh'val (Gastronome). Les poulets fermiers noirs constituent la principale production en volailles Fermiers d'Argoat avec un peu plus de la moitié des effectifs (2,2 millions), en hausse de 12 % en 2015. Moins nombreux, les poulets jaunes sont aussi en progression (+27 %) au détriment des poulets blancs, dans la tendance des chiffres nationaux. Les Fermiers d'Argoat se félicitent par ailleurs de plusieurs avancées en matière de bien-être animal qui répondent aux attentes des consommateurs. 75 % des volailles Fermiers d'Argoat sont nourries en aliment non OGM. L'usage des antibiotiques recule de 30 %. Quant à l'écrêtage des chapons, "nous ne le pratiquons plus depuis des années".

 

Œufs

Avec six nouveaux éleveurs en 2015 et treize de plus en 2016, ils sont aujourd'hui 63 producteurs d'œufs label rouge Fermiers d'Argoat, issus des coopératives Cecabroons et Le Gouessant. Totalisant désormais 345 000 pondeuses, les Fermiers d'Argoat sont confortés par "la progression des achats d'œufs label rouge par les ménages" et par un prix de vente qui se maintient contrairement aux œufs bio "dont le prix a chuté considérablement depuis quelques années pour se rapprocher de celui des œufs label rouge malgré un coût de production très supérieur".

 

Lapins

Si le lapin de la filière conventionnelle souffre d'une baisse de consommation qui pèse sur les prix, le lapin label rouge est lui en hausse. Le marché est favorable, et la mise en place de nouveaux ateliers se poursuit aux Fermiers d'Argoat pour pallier le déficit de l'offre et les ruptures client à certaines périodes de l'année. L'arrivée d'un nouvel éleveur en 2015 (trois éleveurs au total) a permis de stabiliser les abattages à 1 200 lapins par semaine (à destination de Lœul et Piriot).

 

Porcs

La commercialisation de porcs label rouge est en forte hausse au niveau national (+10 % en 2015) dopée par les ventes de jambons cuits et saucissons secs. Tallec notamment, un des transformateurs de porcs label rouge Fermiers d'Argoat basé dans le Finistère, affiche en 2015 une progression de 16 % sur ses ventes de jambons cuits. Aux Fermiers d'Argoat comme dans d'autres structures, le porc label rouge se développe, de nouveaux éleveurs s'engagent.

Le porc fermier a lui bien du mal à trouver sa place dans les rayons face aux démarches conventionnelles locales et bio plus visibles pour le consommateur. Avec ses conditions de production très exigeantes, des coûts de production importants, et souffrant d'un manque de valorisation, le porc fermier label rouge ne cesse de diminuer aux Fermiers d'Argoat : de 42 300 porcs en 2010 à 34 000 en 2015.

Les Fermiers d'Argoat comptent au total 37 éleveurs de porcs fermiers et porcs label rouge en 2015 issus des groupements Aveltis, Porelia, Syproporcs et Le Gouessant.

Arrivée de l'influenza à une période cruciale

En fin d'année dernière, les achats de volailles festives n'ont pas été pertubés par l'arrivée de l'influenza aviaire. Les éleveurs de la structure sont déjà en conformité vis-à-vis des aménagements exigés depuis en matière de biosécurité. Mais alors qu'on arrive à une période de l'année cruciale, le niveau de risque vient d'être relevé et suppose le confinement des volailles dans les zones humides. L'Inao vient d'accepter que les producteurs obligés à le pratiquer puissent continuer à revendiquer les signes de qualité sur leurs produits labels. "Les modalités concrètes vont être définies rapidement dans les semaines à venir", a précisé Laurence Guillard, déléguée territoriale.

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