Terra 06 juin 2015 à 08h00 | Par Hélène Bonneau

Le Gouessant redistribue 1,5 million d'euros aux adhérents

Dans une conjoncture difficile, la coopérative du Gouessant parvient à consolider sa situation financière. Pour les adhérents, cette bonne santé s'illustre à travers un nouveau record de redistribution d'1,5 million d'euros via le versement de ristournes.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Jean-Charles Oisel et Patrick Fairier, directeur et président de la coopérative du Gouessant prônent la valeur ajoutée et le soutien aux producteurs.
Jean-Charles Oisel et Patrick Fairier, directeur et président de la coopérative du Gouessant prônent la valeur ajoutée et le soutien aux producteurs. - © Terra

Les bons résultats des activités pommes de terre et productions végétales ainsi que le développement des filiales vers l'export et le bio ont conforté la situation financière de la coopérative. Le résultat net 2014 s'élève à 7,54 millions d'euros. "Nous sommes parvenus à baisser l'endettement de 50 millions d'euros en cinq ans. Dans le même temps, les capitaux propres de la société sont augmentés de 30 % pour atteindre les 74 millions d'euros grâce à une gestion stricte du budget", explique Jean-Charles Oisel, directeur général. Des fonds que la coopérative du Gousseant souhaite tourner vers un soutien aux éleveurs. La crise procine interpelle les élus qui ont mis en place une redistribution spécifique pour la filière. A travers plusieurs aides complémentaires (3 euros par tonne d'aliment, 1 euro/porc vendu au cadran, aide speciale crise sur l'aliment charcutier), les éleveurs porcins recoivent environ 9 euros/tonne en supplément. "Notre objectif est de faire gagner de l'argent à nos adhérents, leur permettre d'être compétitifs. Si nous devions fermer une usine pour y parvenir, ça ne me gênerait pas. L'important, c'est l'intérêt des éleveurs", assure le directeur.

La valeur ajoutÈe comme fer de lance

"Le volume n'est pas notre seul intérêt. Nous recherchons principalement de la valeur ajoutée", prévient Patrick Fairier, président. Si la coopérative n'a pas de service dédié à la recherche et au développement, elle attend de ses salariés une forte implication dans ce domaine. Marque "Terres de Breizh", nutrition animale exempte d'antibiotiques, développement du bio, petfood... sont autant de marchés porteurs, notamment à l'international, que la coopérative du Gouessant souhaite intégrer. Cette ambition s'accompagne d'investissements. Ainsi, 9 millions d'euros ont été affectés aux sites de Lamballe, Noyal et Craon pour "faire face à la demande d'aliments sécurisés et répondre aux marchés export". Ces fonds ont également été utilisés pour l'achèvement de la ligne de cuisson et de refroidissement de l'usine de transformation de légumes à Lamballe.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui