Terra 17 novembre 2017 à 08h00 | Par Mathieu Gaillet, chambres d'agriculture de Bretagne

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier

En raison des exigences sanitaires, l'entrée dans un élevage de poules pondeuses n’est jamais aisé. Cela rend la visite de la ferme de Kervehel à Moustoir-Ac (56) le 8 novembre dernier d’autant plus attendue. L'agriculteur Olivier Le Gal a reçu un groupe d’une quarantaine de personnes sur son exploitation dans le cadre de Breizh’Alim, pilotée ce jour-là par les chambres d’agriculture.

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Olivier Le Gal explique le fonctionnement du centre de conditionnement des œufs aux acheteurs de la restauration collective.
Olivier Le Gal explique le fonctionnement du centre de conditionnement des œufs aux acheteurs de la restauration collective. - © Terra

Comme le souligne Laurent Kerlir, vice-président des chambres d’agriculture de Bretagne, et en charge du dossier alimentaire, "Breizh’Alim est une démarche tripartite (État, région, chambres régionales d’agriculture) répondant à trois objectifs : mise en avant des productions agricoles bretonnes, interconnaissance entre les acteurs des filières et acheteurs de la restauration collective, politique d’achat publique économiquement responsable". Ce projet territorial breton concerté trouve son application concrète par l’ouverture d’exploitations agricoles aux acheteurs de la restauration collective ; qu’ils soient des collectivités ou des sociétés de restauration. Après la filière porcine le 11 octobre à Crécom (Saint-Nicolas-du-Pélem, 22), et avant la filière laitière le 15 novembre à Trévarez (Saint-Goazec, 29), la filière œuf était, mercredi 8 novembre, l’objet de toutes les attentions.

Avoir une gamme large et variée

Le menu des visiteurs du jour était copieux : visites des modes de production "en cage" et "plein-air", fabrication d’aliments, confection des ovoproduits, centre de conditionnement et d’expédition. La ferme de Kervehel maîtrise l’ensemble des maillons de la chaîne pour plus d’indépendance.

Face à des acheteurs de la restauration collective impressionnés par la structure présentée, Olivier Le Gal, agriculteur mais aussi chef d’une entreprise de 25 salariés, précise qu’il produit "100 millions d’œufs par an, issus de trois modes de production : en cage, plein-air et en agriculture biologique". Une diversification salutaire pour vendre à des clients en recherche de produits différenciés et complémentaires. Ce qui est le cas de la restauration collective, un acheteur professionnel exigeant et avec lequel il est peut-être préférable de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

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