Terra 09 juin 2016 à 08h00 | Par Emmanuelle Le Corre

FDSEA et JA à la rencontre des banques

Dans le cadre d'une journée nationale de mobilisation à l'appel de la FNSEA, mardi à Plérin, la FDSEA et les JA ont rencontré les banques afin de trouver collectivement des moyens d'activer tous les leviers pour aider les éleveurs à passer la crise. Les banques ont défendu leur outils et rappelé qu'elles intervenaient au cas par cas dans l'intérêt des deux parties.

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D'un côté les banquiers...
D'un côté les banquiers... - © terra

En invitant les caisses locales des établissements bancaires mutualistes, les représentants des conseils d'administration FDSEA et JA souhaitaient instaurer un dialogue ; faire remonter les problèmes du quotidien des éleveurs ; trouver les moyens de soulager les trésoreries à moindre coût. "Les agriculteurs ont des annuités dans les banques mais n'ont plus de revenus pour les payer. La crise leur coûte chère ! Comment fait-on pour passer l'année ? Leur sentiment est d'être seuls, abandonnés alors que tous vivent bien autour d'eux...", décrit Didier Lucas, président de la FDSEA. Les syndicats demandent que les organisations se mettent collectivement en situation d'activer tous les leviers, notamment vis-à-vis des jeunes exploitants agricoles, en allègeant notamment les charges financières qui découlent des difficultés de trésorerie. Par ailleurs, le syndicat s'interroge sur le faible nombre de dossiers déposés, une centaine en Bretagne, après l'obtention de "l'année blanche" (volet c du FAC) dans le cadre du plan de soutien à l'élevage."Alors que la Sarthe a déposé 500 dossiers", remarque-t-il.

... de l'autre les professionnels JA/FDSEA à Plérin mardi dernier.
... de l'autre les professionnels JA/FDSEA à Plérin mardi dernier. - © terra

Des solutions individuelles pour les banques
A la place d'un représentant des caisses locales, ce sont les responsables des services en question qui ont répondu aux interpellations. Les banques présentes (crédit mutuel de Bretagne, crédit agricole et banque populaire de l'Ouest) ne l'entendent pas de cette oreille : chacun a défendu une approche au cas par cas. "L'année blanche avec une prise en charge bancaire et potentiellement une prise en charge par l'Etat revient dans le meilleur des cas à un coût de 5 000 € pour une annuité de 35 000 € sur 10 ans. Avec notre système "flexi" que l'on pousse (un an de différé), cela revient à 2 385 € de coût pour l'éleveur", détaille Jérôme Guiard pour le crédit agricole.
Idem à la banque populaire, où l'on défend une approche individuelle avec report d'annuité, accompagnement sur le court terme, restructuration de la dette, année blanche totale...
Des discours qui ne satisfont qu'à moitié les professionnels qui demandent une baisse collective des frais bancaires, une communication plus efficace auprès des clients afin de faire mieux connaître les leviers à actionner ou encore une collaboration plus étroite avec les comptables des centres de gestion. Et Yves Bazy, secrétaire général de la FDSEA, de rappeller :" Face aux difficultés de paiement, les fournisseurs ne sont pas là pour prendre votre place ! "

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