Terra 16 février 2017 à 08h00 | Par Jean Dubé avec Agra

Influenza aviaire : l'enquête

Alors que la zone de contamination n'en finit pas de s'étendre, l'actualité sur le dossier H5N8 reste dense, notamment sur un plan judiciaire avec l'ouverture d'une enquête. 

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Le parquet de Paris a ouvert récemment une enquête préliminaire pour "tromperie aggravée" pour tenter de déterminer les responsabilités dans la propagation fin 2016 de l’épidémie de grippe aviaire qui sévit dans le sud-ouest de la France L’enquête doit permettre de démontrer si fin 2016 des lots de volatils ont pu être envoyés à des éleveurs du Gers, du Lot-et-Garonne et des Hautes-Pyrénées tout en sachant qu’ils pouvaient être contaminés par le virus H5N8. Le ministère avait lancé une enquête administrative après que les élevages du Gaec de la Guigneret, dans le Tarn, rattaché à la coopérative du Vivadour (Gers), avaient envoyé les 30 novembre et 1er décembre deux lots de canards destinés à être gavés à des éleveurs situés dans le Gers, le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées.

Un vaccin pour les canards

Le groupe vétérinaire français Ceva santé animale travaille actuellement à l’élaboration d’un vaccin de protection des canards contre le virus de l’influenza aviaire H5N8. Le groupe espère aboutir à un produit efficace cet été. Ce produit existe déjà pour les gallinacés. Pour des pays exportateurs comme la France ou les États-Unis, la principale barrière aux vaccins contre l’influenza est l’impossibilité d’exporter vers certains pays. Pour lever ce frein, Marc Prikazsky le président du groupe plaide notamment pour des analyses régulières du statut sanitaire des animaux.

Pas de dérogation pour les producteurs d'œufs

La Commission européenne ne souhaite pas accorder de dérogation aux producteurs d’œufs de "plein air" obligés de confiner leurs volailles face à l’épizootie de grippe aviaire. Actuellement, si les poules dites élevées en liberté sont confinées pendant plus de 12 semaines, leurs œufs ne peuvent plus être étiquetés de "plein air" mais seulement comme des "œufs de poules élevées au sol". Ce qui induit des pertes de revenus importantes pour les éleveurs, "On ne peut pas remettre en cause les normes européennes", indique Phil Hogan dans sa lettre. Mais il s’engage, dans le cadre du réexamen en cours des normes de commercialisation, à étudier "une modification éventuelle des règles actuelles à la lumière de l’épidémie prolongée que nous vivons actuellement".

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