Terra 10 décembre 2016 à 10h00 | Par Claire Le Clève

"Renforcer le développement des humains et des exploitations"

Qu'ils soient techniques ou thématiques, les groupes sont dédiés au développement des hommes, des femmes ainsi qu'à celui de leurs exploitations. Ensemble, ils progressent, se forment, s'adaptent et innovent. Un laboratoire d'idées et de réalisations. C'est tout le fondement de l'accompagnement de Res'Agri. Le festival qui leur sera dédié, en janvier prochain, devrait permettre d'en mesurer la diversité et les plus-values. Retour sur l'actualité du réseau morbihannais avec ses responsables.

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Pierre-Yves Brohan et  Philippe Racouët
Pierre-Yves Brohan et Philippe Racouët - © Claire le Clève

 

 

"Notre ambition c'est d'être le plus possible à l'écoute des adhérents", résume Philippe Racouët, éleveur laitier à Pleucadeuc et co- président de Résa'agri, "Quand un sujet est suffisamment fort, il faut répondre à la demande", poursuit son binôme, Pierre-Yves Brohan, installé en production laitière et poule pondeuse en Gaec à Limerzel. Et c'est à quatre, en parité, avec Anne-Sophie Jégat de Locmariaquer et Patricia Perret de Ploërdut, qu'ils mènent, la structure départementale.

 

"Garder notre proximité"

Un partage des tâches et des responsabilités nécessaire. Pour y parvenir, les groupes de développement ont fait leur métamorphose jusqu'en 2014, "nous nous sommes modernisés", acquérant une nouvelle identité, un autre mode de fonctionnement en six groupes liés par leur réseau départemental. "Sur la région de Questembert, nous étions quatre GVA. On sentait un épuisement des responsables, certains GVA ne fonctionnaient plus, il fallait redonner une dynamique", se souvient Pierre-Yves Brohan. Et c'est chose faite, "Cela nous permet d'être plus réactifs. On veut garder cette proximité, c'est notre priorité. Partir d'une idée et accompagner le projet avec les différents adhérents", renchérit Philippe Racouët. Une réorganisation qui s'est doublée d'un sens accru "de la relation au terrain". Car l'objectif demeure le "développement des humains et des exploitations, avant tout".

 

Changement de focale

Le changement de focale qu'impose la réduction du nombre d’exploitations sur les territoires a rebattu les cartes du fonctionnement. "On est moins à l'échelle du village, on regarde plus large qu'auparavant ce qui peut être fait dans nos secteurs". Plus que la carte, c'est l'intérêt du sujet qui agrège désormais. "Nous avions auparavant beaucoup de groupes techniques, une multiplicité en lait ou cultures. Ils restent mais avec d'autres sujets qui reflètent les préoccupations du moment". Et Pierre-Yves Brohan de lister les groupes actifs sur Sem'Agri, pas moins de dix, allant des déchets verts en passant par la récupération de déchets vétérinaires, Récré'halles ou celui consacré à un livre recueil de témoignages, soirée célibataires, méthanisation....Idem sur le secteur de Phippe Racouët y compris un groupe prospective, TCSL, visites à la ferme. Ailleurs ; le lean management ou les outils de pilotages réunissent, sans omettre le thème des relations humaines qui demeure un fil rouge, "on a porté tout ça collectivement". Une satisfaction.

 

Des bénéfices à quantifier

"Tous les nouveaux groupes ravivent l'intérêt . On essaie, notamment au travers des nouvelles technologies, de relancer celui des jeunes". Pas facile. "Quand il y des questions ponctuelles, nous mettons en place, avec la chambre d'agriculture, des journées de formation que nous valorisons grâce aux groupes", relève Philippe Racouët. Une relation avec la chambre d'agriculture essentielle, "ça nous aide beaucoup pour l'accompagnement, l'expertise des animateurs. 726 jours de temps d'animation nous sont alloués", pointent-ils en regrettant sa diminution. Car les apports du groupe sont nombreux. "Il y a cette ouverture, ce questionnement, c'est un enrichissement d'abord pour l'humain et pour l’exploitation. On va plus loin ensemble". C'est aussi un laboratoire d'idées. "Nous avons défriché certaines questions. Je pense à la récupération des déchets. On a été à l'origine de cela, aujourd’hui une filière existe. Dommage qu'on n'ai pas réussi à garder cela dans nos mains", relève Pierre-Yves Brohan qui rajoute, "avoir une longueur d'avance, être mieux avertis, plus reconnus sur les choses qu'on peut mettre en place, c'est une force". Ce n'est pas la seule. "Notre neutralité, notre ouverture en est une autre, elle nous permet d'être reconnus et en capacité de faire des propositions". Fondamental en tout temps y compris en période de crise, "parce qu'on est fier d'être en groupe, ça nous donne de l'énergie, et ça rend les choses plus faciles".

Des bénéfices bien réels même s'ils sont difficiles à quantifier.

Claire Le Clève

 

Légende Pierre-Yves Brohan et Philippe Racouët, pour qui être en groupe est une fierté, " ça nous donne de l'énergie, et ça rend les choses plus faciles".

 

 

 

 

Résa'Agri

Le réseau départemental Rés'Agri fédère 6 identités qui rassemblent plus de 2 000 exploitations :

IdéA pour la région du Faouët

Nov'Agri pour la région de Pontivy

InterGVA Ploermel-Malestroit

Sem'Agri pour la région de Questembert

AGIR pour la région de Vannes

InterGVA de la terre aux îles pour la région d'Hennebont

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