Terra 06 juillet 2016 à 08h00 | Par Chantal Pape

Maintenir la ressource locale en bois

Le syndicat forestier finistérien a tenu son assemblée générale le 24 juin dernier au lycée agricole du Nivot, à Lopérec, en présence d'une centaine d'adhérents. L'occasion pour Bernard Ménez, son président, de pointer du doigt la diminution de la ressource en résineux.

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Bernard Ménez, président du syndicat forestier du Finistère
Bernard Ménez, président du syndicat forestier du Finistère - © Syndicat forestier 29

Le syndicat forestier du Finistère compte 551 adhérents et reflète la diversité de la propriété forestière dans le département. "Un tiers détient moins de 5 ha, détaille Yves Riou. Un tiers possède entre 5 et 25 ha et le dernier tiers dépasse les 25 ha, ce qui représente une superficie totale un peu inférieure à 15 000 ha". S'il revient au CRPF, le centre régional de la propriété forestière de se charger du volet technique, le syndicat, lui, assure la représentation et la défense des intérêts de ses adhérents. "Il leur permet aussi de cotiser à moindre coût à la responsabilité civile forêt, obligatoire à partir de 50 ares", indique Bernard Ménez, son président. "Il intervient en cas de problèmes sanitaires, rajoute Yves Riou. Et conseille les adhérents qui le souhaitent au moment de la commercialisation de leur bois".

 

Une première transformation locale

 

"Depuis cinq ans, on connaît une mobilisation accrue des bois dans le Finistère comme en Bretagne, note Bernard Ménez, qui cite l’arrivée à maturité des bois implantés en masse dans les années 60 mais aussi l’apparition d’un ravageur, qui induit des coupes sanitaires importantes et donc des volumes supplémentaires sur le marché. Les volumes récoltés ont, un moment, dépassé les capacités de sciage de la première transformation bretonne et le recours à l’export s’est imposé". Un épisode qui a été bénéfique en terme de cours, permettant du même coup les reconstitutions après exploitation. "Mais il ne doit pas masquer le fait que nous avons intérêt à une transformation bretonne forte, génératrice de valeur ajoutée. Sa présence est vitale sur le territoire".

 

Moins de résineux

 

Mais, pour que la transformation se maintienne, il faut un gisement de bois suffisant. "Les feuillus augmentent et sont passés de 68% à 72% des superficies boisées bretonnes en 20 ans, détaille Bernard Ménez. C’est vrai dans les mêmes proportions pour le Finistère". Mais, dans le même temps, les superficies résineuses bretonnes ont diminué de10 000 ha. "Or 90% des sciages bretons sont issus de ces résineux et des investissements industriels conséquents sont réalisés, notamment à Carhaix". Et le président du syndicat forestier de plaider pour le maintien du potentiel productif de la ressource résineuse. "Trop de parcelles exploitées n’ont pas été reconstituées". Mis en place par la Région Bretagne avec le soutien financier de l'Europe et de l'Etat, le programme Breizh Forêt Bois aide à de nouvelles implantations et à transformer des superficies sans avenir sylvicole en forêt productive. "Le syndicat forestier du Finistère invite ses adhérents à s'y impliquer".

 

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