Terra 09 juin 2016 à 08h00 | Par Claire Le Clève

Breizh bovins croissance et Eilyps fusionneront

Breizh bovins croissance et Eilyps ne feront bientôt plus qu'un pour assurer le contrôle de performances des bovins viande en Bretagne. L'assemblée générale de BBC, le 1er juin à Rostrenen, a entériné ce projet de fusion qu'Eilyps chapeautera.

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Jean-Michel Le Buguellou (à droite) élève 28 vaches allaitantes et la suite en race limousine.
Jean-Michel Le Buguellou (à droite) élève 28 vaches allaitantes et la suite en race limousine. - © Terra

C'est un mariage de raison. Il aurait pu voir le jour dès 2007. Mais voilà, fallait-il encore que le projet mûrisse. "L'idée a fait son chemin, l'environnement évolue et nous y conduit", analyse Pierrick Messager, responsable technique de Breizh bovins croissance. L'organisme assure le contrôle de performances en bovins viande dans les départements du Morbihan, du Finistère et des Côtes d'Armor quand Eilyps répond à cette mission, y compris en lait, en Ille-et-Vilaine. Les deux se sont donc dit oui, encouragés par une réforme territoriale et des budgets contraints qui donneront plus de chance à "un dossier commun avec les chambres d'agriculture et nos partenaires pour un soutien aux éleveurs bretons en viande bovine", estiment les responsables. Et face à l'évolution des élevages, "plutôt que deux équipes restreintes, avoir une équipe étoffée et performante en se regroupant, c'est un plus. On mobilise toutes les compétences", défendent-ils. Sans compter l'évolution du règlement zootechnique européen qui va redéfinir rôles et place des organismes de contrôle de performances face aux organisations génétiques. "Il faut s'y préparer et c'est une évolution qu'on observe aussi dans les bassins voisins", argumentent les responsables qui ont entériné le projet de fusion.

Nouvelle dynamique

Car l'ambition est claire, "nous souhaitons créer une nouvelle dynamique autour de la viande", poursuivent les dirigeants, confortés par une situation financière saine et motivés par des données qui encouragent le projet. "Le nombre de vaches allaitantes est stable, nous sommes en Bretagne à 114 000 têtes depuis plusieurs années, avec des troupeaux structurés, 2 000 élevages ont plus de 20 vaches, 630 plus de 50 vaches. Enfin 900 élevages sont dirigés par des exploitants qui ont moins de 50 ans, c'est notre cœur de cible et notre taux de pénétration est perfectible". Idem du côté des génisses laitières dont le nombre, 625 000, a cru depuis trois ans et du côté des jeunes bovins, 200 000 en Bretagne. "940 éleveurs en ont plus de 50 dans leur élevage, là encore les choses sont perfectibles pour leur apporter notre appui", ambitionne Pierrick Messager. La marge de progrès existe donc sans pour autant délaisser le partenariat avec les chambres d'agriculture, "permettant d'apporter services et compétences conjoints". Une assemblée générale extraordinaire, programmée le 20 juin prochain à la chambre d'agriculture de Loudéac, lancera définitivement le projet.

 

Les participants à l'assemblée générale de BBC se sont rendus à Glomel pour une visite d'élevage qui combine troupeau laitier et troupeau allaitant pour valoriser un parcellaire très vallonné en pâturage.
Les participants à l'assemblée générale de BBC se sont rendus à Glomel pour une visite d'élevage qui combine troupeau laitier et troupeau allaitant pour valoriser un parcellaire très vallonné en pâturage. - © Terra

Troupeaux laitier et allaitant chez Jean-Michel Le Buguellou

L'assemblée statutaire matinale était suivie l'après-midi par la visite de l’élevage que Jean-Michel Le Buguellou a développé sur 95 ha à Glomel sur des terrains pentus. Une contrainte dont cet éleveur a su faire un atout grâce "à une très bonne technicité et en valorisant le pâturage développé sur 63 ha de prairies", auxquels s'ajoutent 20 ha de maïs ensilage et 12 de céréales pour un cheptel réparti entre 55 vaches laitières et un troupeau de 28 vaches allaitantes limousines. Ici domine la passion de l'élevage mené avec deux troupeaux et "une gestion de vêlages ciblés sur des périodes différenciées", groupés en allaitant en décembre (49 %) puis sur le début d'année tandis qu'ils se répartissent entre mars et juin puis août et septembre pour le troupeau laitier. L'élevage affiche un taux de renouvellement de 33 % en allaitant, sans perte de veau en 2015 car "perdre un veau est un échec", estime l'éleveur qui utilise le détecteur de vêlage et fait grandir les veaux au pâturage, sans concentré, pour un GMQ de 1 114 g pour les mâles dont le poids à 210 jours atteint 280 kg.

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