Terra 07 juin 2013 à 08h52 | Par Claire Le Clève

Herd -book Limousin - objectif : un veau par vache et par an

"Laborieuse", c'est ainsi qu'a été qualifiée la campagne 2011/2012 pour les éleveurs allaitants, lors de l'assemblée générale de la section bretonne du Herd-book Limousin, à Ploërdut, le 30 mai. Autant, ne pas négliger la conduite de la reproduction qui conditionne le revenu des éleveurs.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
A la tribune pour l'assemblée générale de la section, Marc Gambarotto, directeur, Thomas Welfinger, inspecteur, Jean Philippe Brossillon, de HB limousin national, Guillaume Talec, président de la section Bretagne et Catherine Bausson, chef de service.
A la tribune pour l'assemblée générale de la section, Marc Gambarotto, directeur, Thomas Welfinger, inspecteur, Jean Philippe Brossillon, de HB limousin national, Guillaume Talec, président de la section Bretagne et Catherine Bausson, chef de service. - © claire le clève

Avec 96 adhérents (-9), la section bretonne du Herd-book Limousin continue à maintenir sa 6 éme place au niveau national, avec près de 3400 vaches cotisantes (-10 %). Ce, dans un contexte "laborieux", comme l'aura rappelé Guillaume Talec, président d'une section dont l'activité de certification est jugée positive, tout comme le niveau de qualification. Ainsi, "les chiffres attestent de la qualité génétique du cheptel". A noter, l'exportation qui repart à la hausse (+40%) après les épisodes bloquants de la FCO, et ce "avec des perspectives vers l'Europe de l'est". Malgré l’érosion de ses effectifs et le contexte difficile pour le cheptel allaitant, "la Limousine se maintient à la première place en Bretagne". Reste le revenu des éleveurs, essentiel pour maintenir l'activité.

 

Inter "Un veau par vache et par an, c'est toujours vrai en allaitant".

 

Son amélioration va de pair avec celle des performances en reproduction. "Elles se sont dégradées de 2005 à 2011", constate Catherine Bausson, chef de service Herd-book Limousin, avec Loïc Oliviéro, d'Intervet. "On peine à retrouver le niveau antérieur à la FCO". Premier levier à travailler pour y parvenir, l'âge du premier vêlage. "Il doit intervenir entre 24-et 30 mois", d'où l’intérêt d'être vigilant sur la croissance des génisses. Quant à l'indicateur du taux de vaches qui vêlent ? "Il devrait être de 90 %, ce n'est pas acquis et cela vous coûte de l'argent", préviennent-ils, démonstration à l'appui. 5 % d'écart, c'est 1800 euros de perdus et si l'Intervalle Vêlage-Vêlage (IVV) augmente de 20 jours sur un troupeau de 75 mères, ce sont 4 veaux en moins et par an. "Le repère est d'avoir un IVV inférieur à 390 jours au premier vêlage, puis inférieur à 380 ensuite", enchaînent-ils. Attention, "une carrière de femelle est pénalisée par un premier vêlage difficile", démontrent-ils. Enfin, il faudra s'appliquer à garder le veau en vie. "Car on enregistre encore un taux de mortalité de 8,4 % entre naissance et sevrage dans notre race. Il devrait être inférieur à 5 %". La perte se chiffre à 1270 veaux pour les éleveurs bretons.

Claire Le Clève

Repères

La Bretagne comptait en 2011, 120 000 vaches toutes races allaitantes confondues et 117 000 en 2012, soit moins 3 %. En 2011, 35900 vaches limousines paissaient sur les prairies bretonnes contre 35297 en 2012, soit moins 2 %. "Ce n'est pas la catastrophe annoncée", a tempéré Pierrick Messager de Breizh Bovins Croissance.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui