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2,20 € de matière première pour un repas

En moyenne le coût matière d'un repas est de 2,20 € dans un lycée et ne représente plus que 1,75 € au collège ! Comment, dans ces conditions, travailler avec des produits de qualité, valoriser les productions locales et préserver le tissu industriel local ? Difficile question, surtout quand on sait que la moindre hausse tarifaire se traduit par les hurlements alors qu'en moyenne les parents déboursent moins de 4 € pour un repas au collège qui coûte au total de l'ordre de 7,80 €.

Comment convaincre les responsables de restauration hors foyer d'introduire des produits locaux dans leurs repas ? Question centrale d'une table ronde organisée au Space.
Comment convaincre les responsables de restauration hors foyer d'introduire des produits locaux dans leurs repas ? Question centrale d'une table ronde organisée au Space.
© Terra

Depuis le grenelle de l'environnement, les cantines scolaires ont mis au menu des produits bio. Mais ces produits ont quelquefois parcouru des centaines voire des milliers de kilomètres. Quelle est la logique d'un point de vue environnemental et économique ? Quelle est la logique de ces appels d'offre qui aujourd'hui font que plus de 80 % de la viande de volaille consommée est importée souvent du Brésil ?

Convaincre tous les acteurs locaux

Si les collectivités locales, conseil général pour les collèges, municipalités pour le primaire, et conseil régional pour les lycées, mais aussi tous les décideurs de collectivités, qui devraient avoir pour première préoccupation la vie économique de leur territoire, n'intègrent pas ces questions, les conséquences risquent d'être dramatiques pour les producteurs locaux, éleveurs mais aussi industriels. Les chambres d'agriculture et FRSEA-JA du Grand-Ouest avaient choisi lors du Space de réunir des responsables de collectivités, des élus, pour montrer qu'il existe des expériences réussies en la matière, mais aussi que les freins sont nombreux et que seul un travail de fonds sérieux et de longue haleine est de nature à lever les obstacles qu'ils s'appellent frais d'approche, contraintes logistiques, allotement, prix, règles d'appels d'offre... 
Aujourd'hui globalement le monde agricole méconnaît les contraintes de la restauration hors foyer locale, et la RHF ne se préoccupe pas toujours de considérations agricoles. Et il ne suffira pas de lancer comme un slogan le "manger français" si ce dernier ne se fixe pas pour première ambition de répondre précisément aux attentes de ses clients. Un véritable travail de fonds doit s'engager.

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