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3 cas d’Influenza aviaire faiblement pathogène détectés dans le Morbihan

Trois foyers du virus Influenza aviaire faiblement pathogène ont été confirmés dimanche 4 février dans trois élevages de canards destinés au gavage situés à Arzal, Pluméliau et Sérent dans le Morbihan. L’ensemble des élevages représente 25 000 canards. Le jour même, le Préfet du Morbihan a réuni les services de l’État compétents, les représentants de la chambre d’agriculture et les élus des communes concernées pour les informer des mesures prévues par la réglementation et étudier les difficultés des exploitations touchées.

Côté pouvoirs publics, on se veut rassurant : "l’identification de ce virus qui infecte les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques, sans menace pour l’homme, n’a pas de caractère exceptionnel et sa circulation est connue", précise un communiqué préfectoral. Ceci étant, même si la menace de cette "suspicion d'Influenza aviaire" semble faible, elle est suffisamment sérieuse pour que, sur proposition de la direction départementale de la Protection des Populations (DDPP), le préfet ordonne le confinement des volailles et la restriction des mouvements de ces animaux dans un rayon de 1 km autour des trois élevages touchés.

La préfecture précise qu' "aucun lien n’a été mis en évidence entre les foyers détectés dans le Morbihan et les souches hautement pathogènes qui ont justifié en 2016 et 2017 des abattages massifs de volailles dans le Sud-Ouest de la France".

Un plan d'autocontrôle

Malgré tout, l’abattage des animaux infectés -visant à éviter la circulation du virus et prévenir son éventuelle mutation- a été réalisé cette semaine. Des analyses vont aussi être menées dans les élevages dans le périmètre d'un kilomètre autour des elevages atteints. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on peut imaginer que d'autres foyers soient détectés. Les éleveurs concernés seront quant à eux indemnisés pour l'abattage de leur cheptel.

Les trois foyers infectés ont été détectés dans le cadre d'un plan d’autocontrôle obligatoire mis en place par la direction générale de l’alimentation face au risque liés au virus Influenza Aviaire hautement pathogène. Ce plan permet également de surveiller et maîtriser la circulation des virus faiblement pathogènes et de réagir rapidement en cas de détection, comme le prouve la réponse très rapide des services de l'État dans ces trois cas détéctés dans le Morbihan. Trois autres foyers similaires ont été ainsi détectés cet hiver en France.

 

 

 

Avis d'expert

"On trouve parce qu'on cherche"

Pour Felix Mahé, , le virus détecté semble de type H5N3. Il est faiblement pathogène et "assymptomatique" sur les canards. C'est pourquoi la propagation est quasi impossible à détecter sans analyse. Par contre, d'autres espèces animales comme la dinde sont extrêmement sensibles, voilà pourquoi la détection, la vigilance et l'ensemble des mesures de biosecurité sont déterminantes.

Les animaux touchés, des canards prêts à gaver, élevés en plein air auront probablement été atteints par un contact avec des animaux sauvages porteurs. Mais pourquoi trois élevages détectés dans un périmètre gérographique étendu dans un laps de temps aussi court ?

Pour Felix Mahé, la réponse est évidente : "on ne trouve que ce que l'on cherche. La réglementation a changé. Depuis le 10 juillet 2017 les éleveurs doivent avant tout transfert procéder à des contrôles sur un minimum de 60 animaux par lot. C'est très probablement dans ce cadre que les palmipèdes infectés ont été détectés. Cela prouve avant tout qu'il y a circulation des virus". "Les animaux vont être abattus, les élevages désinfectés et des mesures de restriction de circulation sont en place" précise encore Félix Mahé. "Tous les élevages dans un périmètre d'un kilomètre autour des sites infectés vont être contrôlés, il est donc fort probable que d'autres soient détectés".

Cet épisode conduira nécessairement les filières avicoles à s'interroger sur les conditions de confinement des animaux. Comment concilier demandes des consommateurs et réalités sanitaires, le débat est difficile.

La biologie n'en a rien à f...

Cet épisode d'Influenza aviaire a suscité un commentaire avisé de Catherine G. sur la page facebook de Terra : "C'est pas fini ! Avec les normes et le marketing plein-air... La biologie n'en a rien à foutre des médias et des aristo perchés... !".

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