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Caté
30 ans de recherche au service des légumiers

Voilà 30 ans que la station expérimentale de Vézendoquet, à Saint Pol de Léon, est gérée par le Caté. L'occasion d'un coup d'oeil dans le rétroviseur !

De gauche à droite : Laurent Blouet et Raymond Grall, directeur et président du Caté de 1982 à la fin des années 90, Michel le Roux et Jean-Denis Crenn, actuels directeur et président, et Jean-Guy Guéguen, président de 1998 à 2009.
De gauche à droite : Laurent Blouet et Raymond Grall, directeur et président du Caté de 1982 à la fin des années 90, Michel le Roux et Jean-Denis Crenn, actuels directeur et président, et Jean-Guy Guéguen, président de 1998 à 2009.
© Chantal Pape

"La station expérimentale de Vézendoquet a été créée en 1965", rappelle Laurent Blouet, qui en fut longtemps directeur. Née de la volonté de la profession légumière, elle est d'abord gérée par l'Inra. Mais, en 1982, les missions de l'Inra sont redéfinies. Désormais spécialisée dans la création variétale, l'équipe de Saint Pol de Léon déménage à Plougoulm. Et, tandis que deux autres stations, gérées elles aussi par la profession agricole, sont crées à Saint Malo et Paimpol, la gestion de Vézendoquet est confiée au Caté, le comité d'action technique et économique. Créé en 1960 par l'ensemble des organisations agricoles, il était, jusque-là, chargé de définir les besoins d'appui technique des agriculteurs et d'orienter le travail des ingénieurs de la chambre d'agriculture.

 

Du chou-fleur hybride aux économies d'énergie

 

En 30 ans, que de chemin parcouru ! "Les premiers essais sur les variétés hybrides de chou-fleur ont démarré en 1982", rappelle Jean-Denis Crenn, l'actuel président du Caté. L'expérimentation en horticulture commence un an plus tard et les plants in-vitro d'artichaut font leur apparition en 1984. Les essais de conservation par le froid humide sont lancés en 1987. Le shii-také arrive en 1988, l'artichaut violet en 1990, le Romanesco et le chou-fleur de couleur un an plus tard. L'opération de fertilisation raisonnée Equiterre démarre en 1993. Les premiers essais en tomate grappe ont lieu en 1996 et l'unité de conservation post-récolte est construite en 2000. Un an plus tard, une nouvelle serre permet de tester les écrans thermiques. En 2008, la station est labellisée pôle d'excellence rurale et poursuit son travail sur les économies d'énergie sous serre. En 2009, le greffage à deux têtes se généralise en tomate et la barre des 60 kg/m² est franchie. En 2011, 4 variétés de chou-fleur sont résistantes au Mycosphaerella.

 

Les mêmes objectifs 30 ans plus tard

 

"Au départ, les objectifs fixés à l'expérimentation étaient d'améliorer la qualité des produits et d'assurer la compétitivité des entreprises, dans le respect de l'environnement, rappelle Jean-Denis Crenn. C'était vrai il y a 30 ans . Ca l'est aujourd'hui. Et ça le sera sans doute encore dans 30 ans". Et le président de rappeler que le Caté est le seul lieu où sont fédérées toutes les coopératives légumières de Bretagne. "Elles sont concurrentes sur le terrain. Mais ont des intérêts techniques communs. Seuls, nous n'y arriverons pas. Il faut rester unis".

 

Et en 2012 ?

 

L'assemblée générale du Caté, le 26 avril dernier, a également été l'occasion de présenter les expérimentations en cours. "En tomate, les essais sur les pompes à chaleur ont été décevants", indique Daniel Le Duff, vice-président. La station teste désormais un échangeur double flux, qui permet de réchauffer l'air froid entrant dans la serre et d'évacuer l'humidité vers l'extérieur. "Ce système est bien plus économe qu'un déshumidificateur avec compresseur", indique Alain Guillou responsable des essais tomate.

En horticulture ornementale, l'accent est mis sur la fertilisation, avec des engrais très techniques, capables de libérer progressivement les éléments nutritifs. "On travaille aussi sur la floraison des arbustes", indique Laurent Mary, responsable des essais. L'étaler dans le temps grâce à différentes techniques, calendrier de taille, mise au frigo..., permet de proposer plus longtemps des plants fleuris au consommateur, "ce qui déclenchera un achat d'impulsion".

 

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