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32 casiers, 2 maraîchers et le tour est joué

Le distributeur de légumes situé à Grâces a fêté son premier anniversaire au mois de juin. Jimmy et Gwendoline Jourdain, deux maraichers de Pont Melvez, se sont lancés dans ce nouveau mode de distribution en vogue mais encore peu utilisé pour les légumes. Retour sur les quelques ajustements et le bilan de cette expérience.

Après quatre ans de livraisons dans les bourgs alentours, ce concept venu d'Allemagne a séduit les deux maraichers de Pont Melvez pour la facilité d'accès des produits aux consommateurs et la réduction des pertes. Ils ont investit dans un distributeur de 32 casiers (20 initialement puis 12 supplémentaires) en prenant le pari de conquérir le public guingampais avec des légumes "qui ne sont pas tripotés" et sans pesticide.

Le bon rythme

Gwendoline se rend chaque matin à 9h au distributeur pour le ravitailler durant 1h30. Le temps de composer les paniers, d'écrire les écriteaux avec les quantités et le prix et enfin de programmer la machine. En règle générale, deux à trois casiers sont encore pleins. Le démarrage a été plus compliqué avec l'inquiétude de ne pas satisfaire la clientèle. Un numéro était à disposition des clients pour la prévenir en cas de rupture. L'écriteau a été finalement retiré afin de ne pas devenir totalement tributaire de la machine. Au fil des mois, le nombre de navettes par jour est passé de quatre à une seule. Un rythme qui semble être un bon compromis entre la rentabilité de ses trajets et l'achalandagede ses casiers.

La gestion de la production

L'exploitation a été surnommée Jardin modkohz qui signifie jardin à l'ancienne en breton. Le "jardin" s'étend sur un hectare avec une partie sous tunnel froid. Si la période estivale ne pose pas de problème en terme de productivité, le distributeur a été en rupture de stock l'hiver dernier durant un mois environ. Pour compenser, des conserves et des soupes maisons sont proposés. Cette année, Gwendoline et Jimmy ont prévus de produire plus de pomme de terre mais ne souhaitent pas s'agrandir pour autant. Les leitmotiv restent la diversité et les variétés anciennes : "on fait de tout en petites quantités". Durant juillet et août, le couple propose également des fleurs coupées sur l'exploitation "pour le plaisir".

Un projet cohérent

Les deux maraîchers ont choisi de poser bagage en face de la boucherie La Charolaise qui propose également de la viande de six producteurs installés sur un rayon de trente kilomètres. Une complémentarité de l'offre qui attire les amateurs de produits de qualité. Ils peuvent ainsi composer des plats complets à l'aide de ces deux points de vente. Gwendoline a remarqué que, "ce sont souvent des damesqui viennent". Femmes actives, retraités,mères de familles, chacune y trouve soncompte à deux pas de l'enseigne Carrefour. L'emplacement a donc été étudié pour satisfaire les épicuriens tout en permettant de réaliser la totalité des achats alimentaires dans une grande surface à proximité. Un double avantage qui a contribué au succès du projet.

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