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"Eleveurs infirmiers"
‘’4200 exploitants formés par les GDS de Bretagne

Appeler le véto ou pas ? Pour permettre aux chefs d'exploitations de prendre les bonnes décisions en cas de bovin malade, les GDS de Bretagne poursuivent le développement de leur formation d'éleveurs infirmiers en relation avec les vétérinaires traitants de terrain. Près de ‘4200 ont déjà suivi cette formation concrète.

Une formation sur l'examen du Bovin malade dispensée par les quatre GDS de Bretagne avec les vétérinaires de clientèles pour les éleveurs mais aussi les salariés du service de remplacement dans le Morbihan
Une formation sur l'examen du Bovin malade dispensée par les quatre GDS de Bretagne avec les vétérinaires de clientèles pour les éleveurs mais aussi les salariés du service de remplacement dans le Morbihan
© claire Le Clève

 

"La qualité sanitaire d'un animal lui permet d'exprimer toutes ses autres qualités, s'il est malade, on peut faire une croix sur son potentiel laitier, même s'il est excellent", analyse André Briend, président du Groupement de Défense Sanitaire du Morbihan.

Dans le local pharmacie du Gaec St Doué à la Vraie Croix (56), les commentaires s'enchaînent lors du passage en revue de l'armoire à pharmacie dont le contenu est plutôt bien rangé et ordonné. "Soyez vigilant sur la péremption de vos médicaments, certains ont une date de validité courte une fois ouvert, prendre l'habitude de marquer la date d'ouverture sur le flacon sera bientôt obligatoire", pointe Alain Joly, vétérinaire du GDS 56, en charge d'accompagner les éleveurs pour cette deuxième journée de formation sur le bovin malade. "Le risque c'est d'avoir un médicament inactif. C'est pour cela que certains traitements sont sous forme uni doses,  mais pas tous", renchérit Stéphane Lemaître, vétérinaire de Questembert qui suit le cheptel de laitières du Gaec St Doué.

 

"Eviter l'erreur de diagnostic"

 

"L'objectif n'est pas de supplanter la décision du vétérinaire mais bien pour l'éleveur de faire les bons gestes pour établir le bon diagnostic et appeler le praticien à bon escient", commente André Briend. Depuis 2005 que cette action de formation a été lancée par les quatre GDS Bretons, ’4200 éleveurs l'ont suivie dont 1200 sur l'année 2008. "Cela répond à un besoin, prendre une journée pour passer en revue la méthode d'examen, l'utilisation du matériel et les critères de gravité avec deux vétérinaires, c'est se doter de la clé pour prendre la bonne décision", renchérit-il. Après une journée de formation où la matinée est passée dans l'élevage et l'après midi en salle, les exploitants peuvent compléter cette première session consacrée à "l'examen  du bovin malade" par  d'autres modules sur la santé du veau, mieux et moins de médicaments, contention des bovins. D’autres thèmes seront également proposés aux éleveurs afin de répondre au mieux à leurs préoccupations quotidiennes : les mammites, boiterie, vêlage et parasitisme. De son coté, le vétérinaire de l'exploitation ne voit que des avantages à ce dispositif." C'est enrichissant pour tout le monde, cela permet une remise à niveau des éleveurs, et cela aide à avancer. Une erreur de diagnostic ça peut coûter cher surtout sur des vaches de plus en plus performantes" poursuit Stéphane Lemaître. Un constat que reprennent à leur compte deux salariés du service de remplacement qui, eux aussi, suivent la formation. "Même si parfois on ne connaît pas bien les animaux, cela permet de faire les bon gestes et d'établir le diagnostic. C'est du plus,  pour l'éleveur que l'on remplace et pour notre compétence personnellel" souligne Maxime Tirel, 24 ans salarié au Sérémor, "avec cette formation on évite les erreurs de jugement ou d'appréciation". Appréciable pour tous.

 

Claire Le Clève

 

Légende Une formation sur l'examen du Bovin malade dispensée par les quatre GDS de Bretagne avec les vétérinaires de clientèles pour les éleveurs mais aussi les salariés du service de remplacement dans le Morbihan

 

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