Aller au contenu principal

Crédit agricole
Accompagner au quotidien

54 millions d'€ de résultats mais un coût du risque de 30 millions d'€ : la crise est aussi passée par le Crédit agricole du Finistère, qui a consacré une bonne partie de son temps, l'an passé, à accompagner et rassurer ses clients.

"Nous avons consacré une bonne partie de notre temps à accompagner nos clients au quotidien". Première banque finistérienne, le Crédit agricole a mobilisé ses équipes dès fin 2008 afin d'aider l'ensemble de ses clients, particuliers, entreprises, agriculteurs... à passer la crise au mieux. "C'est l'autre aspect du métier de banquier, indique Jean Le Vourch, le président. Il est là pour financer les projets, mais aussi pour conseiller, rassurer". En agriculture, la banque a ainsi monté 1 600 dossiers d'aide, type Flexilait, Flexiporc, aides Sarkosy... "83% des dossiers finistériens", pour un montant total de 32 millions d'€.

Un coût du risque en forte progression

En 2009, la banque verte a prêté 1,315 milliard d'€, "6 millions injectés par jour dans l'économie départementale", détaille Jack Bouin, directeur général. Si les crédits à la consommation progressent de 22%, essentiellement pour l'achat de voitures, un marché dopé par la prime à la casse, les prêts à l'agriculture diminuent de 20%. "2009 fait suite à deux années de très forts investissements, rappelle Jack Bouin. Nous nous attendions à une chute. Elle a été encore plus sévère, du fait de la crise dans la plupart des productions".
A 10,7 milliards d'€, la collecte progresse de 3,7%, tirée par la progression des livrets A. "Nous en avons ouvert près de 100 000 depuis début 2009, date à laquelle toutes les banques ont eu le droit de proposer ce type de produits".
A 260 millions d'€, le produit net bancaire progresse de 13% par rapport à 2008. "Il provient à 42% de l'activité crédit et collecte, 44% des services et assurances", précise Benoît Leduc, directeur adjoint. Une fois payés les charges, 140 millions d'€, et les impôts, 30 millions d'€, 30 millions d'€ ont été consacrés au coût du risque, comprenant provisions et pertes. "Un chiffre en progression de 25% sur un an, détaille Jack Bouin. Sur deux ans, on atteint les 54 millions d'€, l'équivalent du résultat net de l'année". L'an passé, ce sont les secteurs liés au commerce, à l'immobilier (bâtiment, travaux publics...), au tourisme (campings, restauration...) et à l'agriculture qui ont le plus souffert.

Distorsions de concurrence

"Le monde agricole attend de voir ses prix repartir à la hausse", explique Jean Le Vourch, citant le légume, le porc, "en crise depuis 3 ans", ou le lait. Et le président du Crédit agricole de dénoncer les distorsions de concurrence dont sont victimes les producteurs français. "Il n'y a pas de Smic en Allemagne, qui est en train de monter une industrie agro-alimentaire basée sur une main d 'oeuvre étrangère. Et où les agriculteurs sont nombreux à tirer un revenu supplémentaire de leurs stations de biogaz. Ce pays a fait le choix de la compétitivité et sa capacité à résister est supérieure à la nôtre". Crise ou mutation de l'Europe agricole ? "Tout le monde s'est laissé berner par 2007 et on a dérégulé les marchés. La production va devoir augmenter, puisqu'on sera bientôt 9 milliards d'habitants. Mais le problème va être de survivre jusque-là !"

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Une démarche RSE comme moteur du changement ?
Une démarche RSE peut elle être un moteur du changement ? C’est le pari que veut faire le Crédit Agricole des Côtes d’Armor qui a…
Forestiers : comment restaurer le dialogue avec la société ?
Si les citoyens apprécient la forêt, symbole de nature préservée, et le bois matériau, pour se chauffer ou se meubler, ils sont…
Des moissons compliquées par une météo pluvieuse
Depuis le 14 juillet le beau temps était reparti permettant aux moissons de démarrer enfin après un épisode pluvieux record. Sur…
La filière porcine en plein doute
Dans une lettre ouverte à Julien Denormandie, la première coopérative porcine de France explique son projet de quitter ATM (le…
Locus Solus, la petite maison d’édition qui monte...
Créée il y a maintenant neuf ans, Locus Solus se fait peu à peu sa place dans le monde de l’édition, à raison de 40 à 45 ouvrages…
Se lancer dans l’inconnu oui mais... avec des partenaires que l’on connaît bien !
Installés depuis quatre ans, Myriam et Vincent Labbé, ont repris deux élevages sur la commune de Plenée-Jugon (22). Leur objectif…
Publicité