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Accompagner le développement de la bio

En 2009, la bio a connu une percée avec l'arrivée d'un quart de nouveaux producteurs. Lors de son assemblée générale, Agrobio 35 s'est penchée sur leur accompagnement technique et sur le développement des filières locales.

Rien qu'en 2009, près de 70 conversions à l'agriculture biologique ont été entamées sur le département. Un chiffre important au regard des 300 producteurs déjà reconnus dans ce mode de production. "Même si la demande est aussi en forte croissance, nous avons souhaité avoir un moment d'échange pour savoir quel accompagnement proposé à ces nouveaux producteurs et comment continuer à développer les marchés", souligne Jean Paul Gabillard, président d'Agrobio 35 et maraîcher à Saint Grégoire. Ca a été le thème de l'assemblée générale du 8 mars. Pour permettre aux agriculteurs de s'informer, des visites de découverte leur sont proposées. Dès leur conversion, ils peuvent participer à l'un des 10 groupes techniques. Le groupement des agrobiologistes est satisfait de voir leur mode de production reconnu. "On sort de la confidentialité", plaisante Jean Paul Gabillard. Pour assurer leur devenir, les producteurs bio misent sur l'organisation de filières de proximité autour des bassins de consommation. "Il faut développer en parallèle la consommation et la production. Nous voulons renforcer notre travail avec des transformateurs locaux, prévoit Jean Paul Gabillard. Les commerçants sont aussi demandeurs pour se démarquer de la grande distribution et attirer une nouvelle clientèle".

Explorer tous les modes de commercialisation
Ces circuits de proximité ne sont pas les seules pistes à explorer. "Il y a aussi la vente directe qui répond à l'attente des consommateurs d'identifier les producteurs, de connaitre la provenance géographique". Deux tiers des exploitations bio en Ille et Vilaine vendent tout ou partie de leur production en vente directe et par des circuits courts. Agrobio 35 réfléchit à une structure commune avec les transformateurs et les consommateurs pour développer de nouvelles filières. "Il faut profiter que tout va bien pour mettre en place une organisation forte, qui pourrait nous être utile en cas de revirement de la conjoncture", estime Jean Paul Gabillard.
Autre axe de développement, la restauration collective. Agrobio 35 suit les collectivités qui désirent proposer des repas bio et les producteurs qui les approvisionnent. "Nous proposons aux communes un diagnostic qui les accompagne dans leur cheminement vers la bio et les mettons en contact avec des producteurs locaux", retrace Jean Paul Gabillard. Des tests sont également réalisés dans 3 lycées pour l'introduction de produits bio. "Les objectifs du Grenelle de 20% de repas bio sont, pour l'instant, irréalistes, prévient le président d'Agrobio. Mais, cela aura donné un élan". Un élan dont se sont saisi les producteurs d'Ille et Vilaine.

Accueillir les nouveaux

Pour présenter ses travaux, Agrobio invite les nouveaux producteurs à une journée d'échange le jeudi 25 mars. Renseignement au 02 99 77 09 46.

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