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AG Normande, ça repart !

Après deux années sans assemblée générale, la dynamique repart au syndicat Normande. Ils'est réuni, le 10 juillet dernier, à Plumelec. Les apports de la génomique dans le schéma de sélection de la Normande étaient au centre des débats avec découverte de Fouine sur l'élevage Le Gal. Une génisse de 20 mois, meilleure fille du taureau « Uvray », samée(voir encadré), qui a déjà donné 37 embryons.

 

Serge Le Gal est un heureux propriétaire de vaches normandes. Elles étaient déjà là, sur la ferme de ses parents. Elles le sont encore sur la sienne. «Je n'ai jamais regretté ce choix», avoue ce passionné de la race, installé depuis 1986 dans le village de St Aubin, à Plumelec. La bonne cinquantaine de laitières fournissent sur 72 ha, dont 35 d'herbe, les 350 000 litres de sa référence actuelle. Des laitières et leur suite qui ont donné prétexte à la visite de l'après midi, centrée sur cet élevage détenteur d'une génisse de 20 mois, Fouine. « Sur 138 samées (voir encadré) par Créavia, Fouine est sortie la première», explique, ravi, son propriétaire qui mène seul son exploitation. «Celle là est sortie, je n'aurais jamais imaginé même si je sais que la lignée est bonne. Son arrière grand mère Primevère était allée à Paris en 2003. La souche était là». Bon sang ne ment donc pas. Fouine a donc déjà donné par deux fois ses embryons, 13 viables la première et 24 la deuxième, dont la moitié revient au propriétaire. «J'ai implanté les 6 premiers et 3 de l'autre collecte. Il en reste en cuve ». Créavia a investi 1600 euros pour la première transplantation et 1700 pour le seconde. «3100 euros ont été mis pour la génisse, c'est tout bon pour moi », apprécie l'éleveur.

 

Claire Le Clève

 

 

 

 

Vous avez dit Samer ?

 

Ce verbe, véritable néologisme issu de la récente génomique, décrit un des modes de la sélection animale basé sur les marqueurs, la SAM ou Sélection Assistée par Marqueurs. Elle ne se base pas uniquement sur les performances de l'ascendance et descendance. Elle consiste à repérer, grâce à des marqueurs génétiques, qui sont des séquences localisées dans le génome dont les variations peuvent être suivies dans le temps, les régions chromosomiques qui influent sur les caractères recherchés. Ces régions peuvent être faites d'un ou de plusieurs gènes. Elles sont étudiées pour déterminer si le gène à de l'influence sur la performance. Dans l'estimation des valeurs génétiques, la SAM n'intègre que l'étude des marqueurs de quelques régions chromosomiques à contrario de la sélection génomique, plus précise et très coûteuse, qui intègre les marqueurs couvrant le génome dans son ensemble. Avec la sélection génomique, dès la naissance, et à partir d'un échantillon ADN, la valeur génétique d'un animal peut être prédite. Il y a fort à parier que dans quelques années, l'analyse des génomes des animaux d'élevages prendra de l'ampleur devenant plus précise, plus efficace et moins coûteuse. Grâce à la sam et à la sélection génomique, l'analyse d'un échantillon biologique permet de prédire la valeur génétique d'un reproducteur potentiel avant de la vérifier sur sa descendance, d'où un gain de temps considérable.

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