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Agriculteurs et pompiers

Eleveurs au Grand Fougeray, Patrick Lefranc et Jean Philippe Chauvin troquent la cotte contre l'uniforme des pompiers. Comme 200.000 volontaires en France, ils consacrent du temps et de l'énergie à notre protection.

Jean Philippe Chauvin et Patrick Lefranc sont agriculteurs et pompiers volontaires au Grand Fougeray.
Jean Philippe Chauvin et Patrick Lefranc sont agriculteurs et pompiers volontaires au Grand Fougeray.
© Cécile Julien

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Au rythme des gardes

La vie des pompiers s'organise autour des gardes. "Une semaine par mois, du vendredi au vendredi, jour et nuit", explique Patrick Lefranc. Une semaine chargée car le travail sur l'exploitation continue. "Nous sommes chacun en Gaec, apprécient les agriculteurs. Et heureusement, en individuel ça serait trop dur à gérer". En période de garde, les agriculteurs doivent jongler entre la ferme et la caserne. "On ne peut pas changer notre semaine de garde, même si on est en plein semis ou dans les ensilages", commentent-ils. Heureusement, les nouveaux systèmes d'alerte leur permettent d'indiquer s'ils sont disponibles ou pas. "Pendant la traite, j'indique que je suis indisponible, sinon c'est ingérable, explique Patrick Lefranc. Un autre volontaire prend le relais. Le travail sur l'exploitation passe d'abord".

Au cours de chaque garde, le nombre d'interventions est aléatoire. "Des fois, on ne sort presque pas. D'autres nuits, on a une première intervention à 22h et, à peine rentrés, une deuxième, raconte Jean Philippe Chauvin. Une intervention dure en moyenne 2 heures. Les nuits peuvent être courtes". 70% des interventions concernent des secours aux personnes, suite à des accidents de la route, des malaises, des accidents du travail. "On a de plus en plus d'appels de nuit depuis les problèmes de garde des médecins", constatent les deux pompiers. Au temps à y passer, s'ajoute le stress des interventions. "On ne sait jamais ce qu'on va trouver", reconnaissent les deux volontaires.

Avec, d'un côté, une population qui compte sur les pompiers nuit et jour, de l'autre, des volontaires qui doivent concilier vie et engagement, "la sécurité civile est un système fragile car il repose à 90% sur des volontaires", estiment les deux pompiers. Des volontaires qu'il n'est pas toujours facile de trouver et de garder. "Même si nos missions sont très valorisantes, il y a une contrainte de disponibilité pas toujours facile à concilier avec le travail et la famille", reconnaissent-ils. Pensons-y quand les pompiers viendront nous aider ou, simplement, nous proposer un calendrier.

 

Merci aux volontaires

 

Parmi les 3.400 pompiers qui assurent notre sécurité en Ille et Vilaine, 2.800 sont des volontaires, soit 85% de l'effectif. Un pourcentage similaire à la moyenne nationale des 220.000 pompiers. "La présence de volontaires assure une proximité et un lien particulier avec la population, estime Estelle Melki, du SDIS 35. Les services de secours ont besoin de cette solidarité car tout ne pourra jamais être professionnalisé". Si le nombre de volontaires reste stable, leur durée d'engagement a tendance à diminuer, du fait de la mobilité et des contraintes professionnelles. Le SDIS travaille donc au recrutement et à la formation des volontaires.

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