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COOP D'INSÉMINATION
Amélis : s’adapter au marché européen

Lors de son AG, mardi à Avranches (50), Amélis a démontré qu'elle mise à fond sur la génomique. Une technique capable d’évaluer les veaux au stade de l’embryon.

Les responsables d'Amélis
Les responsables d'Amélis
© Agriculteur normand

Avec la fusion, fin 2008 des coops Agire, Ceiam et Créhen, Amélis va peser un sacré poids dans l’Ouest français. Logique, c’est la zone française à plus forte densité laitière. "Nous avons la dimension, en termes de métiers, du Danemark", lâche Jean-Luc Guérin. Le slogan, "Créer des vaches faciles à vivre" est plus que jamais d’actualité, puisque le bouillonnant directeur d’Amélis dévoile un à un les défis à relever par la structure. "2008 ? Une année de rupture ! Le monopole de l’IA a pris fin en 2007, la disparition des quotas est programmée et la génomique vient faire d’exceptionnels progrès ces derniers mois". Cette technique va être d’ailleurs la pierre angulaire de toute la sélection bovine, dès aujourd’hui.
"La génomique ? On mesure la valeur génétique de l’animal à travers les cellules au lieu du testage, cela permet d’avancer très vite". Et de citer au passage les Hollandais qui lancent leurs propres semences de taureaux génotypés. Bref chez Amélis, la réflexion va vite, très vite. "Nous allons déployer les moyens mis jusqu’ici dans le testage sur la génomique en travaillant évidemment différemment avec les éleveurs". En fait, c’est toute la sélection qui est remise en cause. Jusqu’ici, avoir 200 taureaux en référence c’était formidable. Demain, la génomique, un nom auquel il faudra s’habituer, permettra d’avoir des profils génétiques "originaux". "Nous allons notamment pouvoir repérer de nouveaux caractères et travailler avec plus d’efficacité sur la variabilité génétique". Quant à la nouvelle relation avec les éleveurs, la génomique est d’ores et déjà intégrée dans les contrats.
Présente sur tous les fronts, la coopérative, non plus normande, mais internationale de par son partenariat avec son homologue américain, CRI, signé en juillet 2007, mise à fond sur les nouvelles technologies. Outre 20 % de Médria (la vache envoie un SMS à l’éleveur par le biais d’une balise lorsqu’elle va vêler), Amélis vient de créer Synalis avec le groupement de vétérinaires "Chêne Vert" pour, dixit Jean-Luc Guérin, "développer de nouvelles idées en matière d’environnement animal".
Côté chiffres, la coop se porte  bien avec près d’un million d’IA. A la clé, un actif net de 40,2 millions d’euros, 31,6 de fonds propres et un résultat consolidé de 2,18. De quoi voir l’avenir avec confiance dans les trois secteurs : bovins, porcs et chevaux.

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