Aller au contenu principal

Après pomme de terre, des couverts végétaux pour lutter contre l'érosion

Pour restructurer le sol après tamisage et éviter l'érosion, pourquoi ne pas implanter des couverts végétaux courts, avant un blé, ou plus long, avant maïs ? Le 20 décembre prochain, une visite de plateforme d'essais est organisée à Bodilis et Lampaul-Guimiliau.

A Bodilis, le semis de blé sous couvert a eu lieu le 30 octobre dernier.
A Bodilis, le semis de blé sous couvert a eu lieu le 30 octobre dernier.
© BV Elorn

Implanter des couverts végétaux au 5 septembre pour y implanter un blé en semis direct le 20 octobre... En production de pommes de terre, où le tamisage nécessite de restructurer le sol, l'idée fait peu à peu son chemin. Menés par Bretagne plants et le syndicat de bassin de l'Elorn, les premiers essais datent de 2015 et se sont révélés concluants, en combinant réduction de la battance, du ruissellement et de l'érosion, piégeage des nitrates, restitution d'éléments minéraux et de matière organique pour les cultures suivantes et rendement équivalent pour la céréale. "A condition de réaliser un semis précoce du couvert, idéalement avant le 5 septembre. Et un semis précoce du blé, entre le 20 octobre et début novembre, en privilégiant le semis direct", précise la fiche technique rédigée par Bretagne plants et Triskalia.

Couverts courts ou longs

Les essais se sont poursuivis dans le secteur du Blavet (56), cette fois pour un couvert long, avant semis de maïs au printemps. "Ici encore, le couvert doit être implanté comme une culture principale", précise la fiche technique, qui privilégie le mélange d'espèces. "Les avantages agronomiques sont nombreux : sécurisation de la levée, recouvrement du sol, exploration racinaire maximale, forte production de biomasse, diversité microbienne du sol, production d'azote...". La destruction est mécanique, par roulage ou broyage, et le travail du sol se réalise sans labour, avant semis.

Pour diffuser ces nouvelles techniques auprès du plus grand nombre, deux plateformes d'essai ont été implantées, à Bodilis et Lampaul-Guimiliau. Et le 20 décembre prochain, une journée permettra de découvrir les premiers résultats.

 

Pratique

 

Intitulée "Des pistes d'actions sur les rotations de pommes de terre sur des sols vivants", la journée organisée par Bretagne plants, les bassins versants de l'Elorn et de l'Horn, Triskalia et l'association Base aura lieu le 20 décembre prochain. Au programme :

- le matin, au pôle des métiers, à Loc Eguiner Landivisiau, une conférence de Victor Le Forestier présentant les premiers résultats d'essais,

- l'après-midi, visite des deux plateformes d'essai chez André Donval, à Bodilis, pour des couverts courts (moutarde, phacélie + radis chinois, phacélie + moutarde, mélange...) avant semis de blé et chez Arnaud Abgrall, à Lampaul Guimiliau, pour des couverts longs (association de crucifères, graminées, légumineuses, phacélie...) avant maïs.

Renseignements complémentaires auprès du syndicat de bassin de l'Elorn au 02 98 25 93 51.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Forestiers : comment restaurer le dialogue avec la société ?
Si les citoyens apprécient la forêt, symbole de nature préservée, et le bois matériau, pour se chauffer ou se meubler, ils sont…
Une démarche RSE comme moteur du changement ?
Une démarche RSE peut elle être un moteur du changement ? C’est le pari que veut faire le Crédit Agricole des Côtes d’Armor qui a…
Des moissons compliquées par une météo pluvieuse
Depuis le 14 juillet le beau temps était reparti permettant aux moissons de démarrer enfin après un épisode pluvieux record. Sur…
La filière porcine en plein doute
Dans une lettre ouverte à Julien Denormandie, la première coopérative porcine de France explique son projet de quitter ATM (le…
Locus Solus, la petite maison d’édition qui monte...
Créée il y a maintenant neuf ans, Locus Solus se fait peu à peu sa place dans le monde de l’édition, à raison de 40 à 45 ouvrages…
Se lancer dans l’inconnu oui mais... avec des partenaires que l’on connaît bien !
Installés depuis quatre ans, Myriam et Vincent Labbé, ont repris deux élevages sur la commune de Plenée-Jugon (22). Leur objectif…
Publicité