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FÉDÉRATION RÉGIONALE DES AGROBIOLOGISTES
"Assurer des conversions durables"

Alors que tous les clignotants de la bio sont au vert et que la demande s'accélère, le réseau GAB-Frab veut privilégier la durabilité des fermes.

Paul Hascoët, président de la Frab.
Paul Hascoët, président de la Frab.
© Terra

"Si le nombre d'hectares en agriculture bio se maintient, le nombre de fermes, lui, augmente. De plus en plus de personnes du monde non rurale viennent à la campagne y construire des projets professionnels et de vie". Commentaire plutôt optimiste de Paul Hascoët, président de la Frab (Fédération régionale des agrobiologistes), lors de l'assemblée générale à Mur de Bretagne le 10 mars. En 2007, il y avait 948 fermes bretonnes, soit 2,4% des fermes et 1,9% de la SAU régionale. Avec 64 nouveaux producteurs bio en 2007, ils seront globalement plus nombreux en 2008 autour de 80 (estimation provisoire). Si les légumes et le lait sont les systèmes de production qui séduisent le plus, des demandes en volailles et porcs bio se multiplient, assure le président de la Frab, qui estime le nombre de conversions globales entre 40 et 50 en 2009.

La bio dans le vert, des finances dans le rouge

Le marché de la bio n'a jamais eu autant le vent en poupe. De quoi mettre du baume au cœur aux acteurs de la bio. Mais Paul Hascoët garde la tête froide. "Il ne faut pas répondre qu'à un besoin de consommation. On veut que ceux qui viennent vers la bio aient bien pensé leur système, car l'on souhaite des systèmes durables dans le temps, avec des agriculteurs épanouis et des résultats économiques normaux", explique-t-il.
Contre les effets d'annonce, le réseau GAB-Frab multiplie les portes ouvertes, présente les résultats techniques et économiques et défend l'image d'une agriculture "très moderne, avec une pénibilité réduite et des résultats réguliers". Alors que la France ne produit que 50% des produits bio qu'elle consomme, des mesures plus favorables seront appliquées : le déplafonnement des aides à la conversion, l'augmentation du crédit d'impôt pour les producteurs ainsi que les mesures annoncées dans le cadre du bilan de santé de la PAC avec une aide à l'herbe et aux fourrages. "Ces mesures incitatives sont un 1er pas", commente Paul Hascoët.
Mais si les clignotants du développement de la bio sont au vert, à l'inverse, ceux de la situation financière des GAB et de la Frab sont au rouge. Une situation "invraisemblable" que dénonce Paul Hascouët, au coude à coude avec les chambres d'agriculture : "au moment où l'on veut développer la bio, nous nous battons pour bénéficier d'une partie de l'enveloppe allouée et équilibrer financièrement nos structures".
Enfin, l'entrée en vigueur du nouveau cahier des charges européen au 1er janvier a lancé la création de l'association "Alternative bio 2009" qui débouchera sur une marque collective nationale bio "plus stricte", notamment en matière d'OGM

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