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Assurer son remplacement

Le tracteur est assuré, les bâtiments sont assurés, sa propre santé pas toujours suffisamment. Si souscrire une assurance remplacement n'évite pas accident ou maladie, cela permet de prendre en charge le coût de son remplacement.

Yannick Alègre, salarié au Sdaec, assure le remplacement de Jean-Luc Pautonnier.
Yannick Alègre, salarié au Sdaec, assure le remplacement de Jean-Luc Pautonnier.
© terra

Un accident tous les 10 ans. C'est ce qui arrive en moyenne aux agriculteurs. Avec, en plus des problèmes de santé, toutes les inquiétudes pour le fonctionnement de son exploitation. "Un samedi de début mars, je me suis blessé au genou. Quand je suis sorti des urgences à 18h30, je me suis demandé comment j'allais traire", se souvient Jean-Luc Pautonnier, éleveur à Dompierre du Chemin (35). Heureusement, son beau-frère l'a aidé ce soir-là et dès le lendemain matin un vacher du Sdaec était à pied d'oeuvre. Depuis, deux vachers se passent le relais pour que, 7 jours sur 7, les vaches soient traites, les porcs nourris, bref pour que l'exploitation tourne. "C'est un sacré soulagement de savoir l'exploitation entre de bonnes mains, apprécie l'agriculteur. Grâce à l'assurance remplacement, il n'y a pas de soucis financiers qui viennent se rajouter aux ennuis de santé".
Les accidents et les maladies sont à l'origine de 57% des remplacements assurés par le Sdaec en 2012. Pourtant, nombreux sont encore les agriculteurs à ne pas anticiper les conséquences d'un arrêt de travail. "J'ai déjà eu un accident, il y a une vingtaine d'années, se souvient Jean-Luc Pautonnier. Comme j'étais encore en Gaec avec mes parents, nous n'avions pas eu besoin de faire appel au service de remplacement. Quand je me suis retrouvé seul sur l'exploitation, je me suis dis que ça pouvait arriver à nouveau et qu'il fallait anticiper. L'entraide des collègues peut dépanner mais pas longtemps. J'ai donc pris une assurance remplacement".
L'assurance remplacement Alterre Ego, proposée par Groupama, permet à l'exploitant, malade ou blessé, de toucher 110 euros/jour pendant un an pour prendre en charge son remplacement. L'assurance couvre les 2/3 du coût de remplacement, de quoi éviter de mettre les comptes en péril. Pour souscrire à cette assurance, il faut être adhérent d'un service de remplacement. Chaque service de remplacement a négocié ses tarifs et conditions avec l'assureur. En 5 ou 6 jours de remplacement, la cotisation annuelle est « amortie ». L'assurance remplacement est une charge professionnelle, elle est payée à partir du compte d'exploitation.
A titre privé, un agriculteur peut souscrire, en complément, une assurance "indemnités journalières", pour qu'en cas d'arrêt, une certaine somme lui suit versée. C'est une sorte "d'assurance revenu".

Etre bien assuré ne dispense pas de préparer un éventuel remplacement dans l'urgence, avec des panneaux de consignes et un affichage clair des numéros indispensables au fonctionnement de l'exploitation. "On donne au salarié qui va intervenir en urgence les contacts de ses collègues qui ont déjà travaillé sur l'exploitation, explique Florence Dubois, du Sdaec. Comme ça, ils peuvent échanger sur le fonctionnement". Avec un peu d'anticipation, le remplacement devient plus simple.

Cécile Julien

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