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LAIT BIO
Attention au déséquilibre !

Augmentation des conversions, concurrence européenne : le prix du lait bio pourrait-il connaître un revers de médaille ? Interrogés pendant le Space, collecteurs et transformateurs appellent à une gestion raisonnée des volumes, en phase avec les débouchés.

Yannick Allard, président de Biolait, Pascal Heurtel, président de Colaréna (groupe Eurial) et Marc Belhomme de Triballat, invités de la conférence organisée par Inter bio Bretagne, Inter bio Pays de la Loire et le Grab Basse-Normandie, lors du Space.
Yannick Allard, président de Biolait, Pascal Heurtel, président de Colaréna (groupe Eurial) et Marc Belhomme de Triballat, invités de la conférence organisée par Inter bio Bretagne, Inter bio Pays de la Loire et le Grab Basse-Normandie, lors du Space.
© Terra

Entre 2007 et 2008, la fabrication de yaourts bio a doublé. Le lait bio manque en France pour répondre à la consommation des produits laitiers, en progression linéaire depuis 2005. D'ici 2 ans, temps généralement nécessaire à la conversion, de nouveaux producteurs arriveront, attirés par un prix d'autant plus attractif que perdure la crise du prix du lait conventionnel. La progression du nombre d'exploitations entre 2008 et 2012 est estimée à +34% dans le Grand Ouest. Alors que les efforts pour accompagner la conversion commencent à porter leur fruit, puisque l'on estime à 25% l'augmentation de la collecte d'ici 2012, soit la barre des 200 millions de litres franchis, le risque d'un décrochage, à terme, inquiète.

Assurer les débouchés

Non maîtrise des conversions, importation des excédents étrangers… Pour les collecteurs et les transformateurs, le risque est réel. "On sent aujourd'hui une pression. Normal, il y a plus de monde sur le marché", constate Pascal Heurtel, le président de Colaréna (Eurial). Les opérateurs ont déjà connu une période difficile dans les années 2002-2005 suite à l'effondrement des marchés. "Le passé doit nous servir à bâtir de bonnes bases", estime Yannick Allard, patron de Biolait. "Il faut être prudent en assurant d'abord les débouchés", remarque Pascal Heurtel. Chez Triballat, on limite les conversions en fonction des besoins. "Une fois atteints, on dit stop ! A chaque entreprise de le faire", ajoute Marc Belhomme, en charge des relations avec les producteurs. Biolait, de son côté, s'appuie sur un partenariat européen et gère les volumes manquants avec ses voisins anglais. "La gestion doit être européenne. Qui sait, demain, c'est nous qui les fourniront", argumente son président.
Et puis, le boom espéré de la restauration collective laisse entrevoir des perspectives alléchantes de débouchés; le développement des circuits est une autre façon de se mettre à l'abri des fluctuations de prix. La tendance de fond est là. Alors les peurs seraient-elles un peu prématurées ? Oui, le retard en France est encore important : le tout est de rester cohérent à tous les échelons de la filière. "Notamment avec les déplacements de lait".

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