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Au Sérémor : les filles ont aussi la cote

Avec une activité encore à la hausse en 2006, la raison d'être du service de remplacement du Morbihan ne se dément pas. Reste le problème du recrutement des salariés où les femmes ont toute leur place pour répondre aux 19 000 journées annuelles d'activité.

Michel Julard, président du Sérémor entouré d'Evelyne Kervadec, vice présidente et Michel Le Chapelain, directeur avec Gérard Doré.
Michel Julard, président du Sérémor entouré d'Evelyne Kervadec, vice présidente et Michel Le Chapelain, directeur avec Gérard Doré.
© TERRA
Avec une activité encore à la hausse en 2006, la raison d'être du service de remplacement du Morbihan ne se dément pas. Reste le problème du recrutement des salariés où les femmes ont toute leur place pour répondre aux 19 000 journées annuelles d'activité.

18 000 journées de remplacement avaient été prévues et ce sont 19 200 qui ont été réalisées courant 2006."Un année atypique où nous sommes partis tambours battants en accident – maladie – maternité, notre métier c'est l'aléatoire" résume Michel Le Chapelain, directeur du Sérémor 56. Et malgré la mise en place du crédit d'impôts pour les congés et les demandes qui en découlent,"80 % de l'activité est générée par la maladie, l'accident et le décès" rappelle Michel Julard, président de la structure."Une assurance collective qu'il faut continuer à promouvoir pour mutualiser les coûts du remplacement, aussi auprès des jeunes pour assurer l'équilibre de la pyramide des âges", renchérit Pascal Nizan en notant la progression des adhésions qui s'établissent à 2 680. Et si des progrès sont encore à réaliser dans l'ouest du Morbihan pour la promotion du Serémor, ceux concernant le recrutement de nouveaux salariés sont toujours à l'ordre du jour.

Le professionnalisme en partage
“La main d'œuvre est rare et le marché de l'emploi est tendu", poursuit Michel Le Chapelain. Alors au Sérémor, on bichonne les 115 équivalents Temps Plein qui effectuent les remplacements."Ceux qui nous quittent, le font pour s'installer ou devenir salarié d'une exploitation”. Alors pour les garder, on les forme, on décloisonne et on s'ouvre aux femmes. Et même si elles ne sont que six, “elles sont aussi professionnelles que les hommes" insiste Evelyne Kervadec, vice présidente du Sérémor. Pour preuve l'expérience de Liliane Lasquellec, salariée du Sérémor depuis 8 ans “j'essaye de donner confiance en discutant de l'exploitation au moment de la traite". Quand la question du matériel arrive, c'est là que les choses se corsent,"c'est délicat mais pour la désileuse, je dis que si j'ai su traire, je vais savoir nourrir". Quant au tracteur, “certains ont du mal à me passer les commandes. Ce que je préfère, ce sont les chantiers d'ensilage, la confiance s'installe quand on a réussi à reculer la première remorque". Une jeune femme qui est devenue marraine de l'enfant porté par la maman qu'elle remplaçait sur l'exploitation. Beau gage de confiance non ?
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