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Bertrand Chevalier invité à l’Elysée

Invité à l’Elysée par le président Macron, Bertrand Chevalier, 27 ans installé en lait et volaille de chair, en Gaec à Noyal-Muzillac depuis le 1 er mars 2017, s’est donc rendu à l’invitation. Dix jeunes morbihannais, sélectionnés par le préfet y étaient conviés.

 

 

"Je n’avais qu’une question à lui poser, il y avait tellement de monde, il était pris d’assaut. Je n’ai pas pu la lui poser". Pourtant, ce jeune éleveur laitier de Noyal-Muzillac s’y était préparé. "Nous étions 10 à être sélectionnés par la préfecture, à parité filles et garçons, représentatifs des productions. En fait nous étions trois en lait, un en volaille et un autre en porc, le reste en productions agricoles plus atypiques", détaille Bertrand Chevalier qui a rejoint il y a un an la ferme familiale. "Ce n’est pas vraiment représentatif des productions départementales", s’étonne-t-il avec une pointe de regret. Parti avec deux autres collègues vers Paris, il a eu le temps de peaufiner la question qu’il souhaitait formuler au président Macron :"veut-il encore d’une agriculture française demain. C’est simple, court, précis", enchaîne Bertrand qui après avoir obtenu son BST ACSE à la Landes du Breil à Rennes en 2012, a enchaîné deux expériences de salariat, rejoignant en 2014 l’exploitation familiale, un Gaec avec ses parents et un salarié à mi temps .

"A voir, on attend des actes"

"Je ne me voyais pas faire autre chose que cela", note-t-il, déterminé à s’installer en 2017 sur 140 ha avec une référence laitière de 1, 150 million de litres de lait et un atelier volaille de chair de 1000 m². L’agriculture en France demain ? "On peut avoir des doutes. On sait faire des productions de qualité sur le sol français mais quand on voit les accords comme ceux du Mercosur, On s’interroge. Pourquoi aller chercher des productions là bas. C’est tout le sens de la question que je souhaitais poser à Emmanuel Macron", précise-t-il notant que "s’il met en place tout ce qu’il a dit lors de son discours, il y aura une place alors en France pour l’agriculture. Il a l’air de vouloir bouger. A voir, on attend maintenant les actes", pointe le jeune éleveur, membre des JA et qui recevra, le 15 janvier prochain sur son exploitation, dès 11 h, la journée des jeunes installés. Claire Le Clève

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