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Biolait à la recherche de producteurs

40 millions de litres de lait produits en 2008, un objectif à 70 millions d'ici 5 ans : pour relever le défi d'une consommation bio qui ne cesse de croître, Biolait est à la recherche de nouveaux producteurs. Mercredi dernier, l'entreprise a organisé une réunion d'information dans le Finistère.

Christophe Baron et Maryse Templier, administrateurs délégués du Morbihan et des Côtes d'Armor, ont animé une réunion d'information Biolait à Daoulas, le 22 octobre dernier.
Christophe Baron et Maryse Templier, administrateurs délégués du Morbihan et des Côtes d'Armor, ont animé une réunion d'information Biolait à Daoulas, le 22 octobre dernier.
© Terra

"La salle ne va pas être assez grande ? Tant mieux". Il est 20h40, le 22 octobre, à la maison de l'agriculture biologique de Daoulas et, déjà deux fois, l'animatrice s'est levée pour aller chercher de nouvelles chaises. Est-ce la baisse annoncée du prix du lait ? Ce soir-là, ils étaient une quinzaine d'agriculteurs finistériens à venir s'informer, une affluence que Christophe Baron et Maryse Templier, administrateurs à Biolait, n'avaient pas connue dans les autres départements.

De nouvelles perspectives

Les projets des uns et des autres sont différents. "Je suis producteur depuis 25 ans et je me pose plein de questions, avance cet éleveur du Sud Finistère. Je m'ennuie un peu et je suis à la recherche de perspectives". Ce qui le motive à passer en bio ? "Mon fils voudrait s'installer dans 4-5 ans et s'y intéresse de plus en plus". Un projet que partagent aussi des éleveurs du côté de Morlaix, venus en famille. "Si notre fils s'installe, ce sera forcément en bio. Pourquoi ne pas profiter des 4 ans d'activité qui nous restent avant la retraite pour faire la conversion ?"
Des jeunes ont aussi répondu à l'invitation de Biolait. "Je vais reprendre l'exploitation de mes parents et j'hésite entre le lait et la viande bovine", explique l'un. "Je vais m'installer en Gaec avec un jeune, au moment du départ en retraite de ses parents, et nous aimerions reconvertir l'exploitation à la bio", dit l'autre.

Pas si compliqué

Tous sont venus chercher des informations, mais aussi se rassurer. "Les conventionnels nous parlent toujours du rumex et des mammites, constate un éleveur laitier, producteur bio depuis 1995. Mais vous n'entendrez jamais un bio en parler : ce n'est pas un problème pour nous". Le problème se situerait plutôt du côté des prairies. "Même si les gens ont l'impression d'être déjà presque bio et ne mettent pas beaucoup d'engrais, il y a une grosse différence entre pas beaucoup et rien du tout", fait remarquer Bernard Scao, qui suit les exploitations bio au Contrôle laitier. "Il faut quelques années pour que la vie microbienne du sol se réinstalle, confirme Christophe Baron, éleveur en Morbihan. Mais, 6-7 ans après la conversion, mes prairies sont plus belles que quand j'étais en conventionnel".

Une prime à la conversion

Au moment où le prix du lait s'annonce à la baisse, les inquiétudes concernent aussi le volet économique. "En 2007, nous avons payé, en moyenne, 340 €/t, explique Maryse Templier, agricultrice en Côtes d'Armor. En 2008, nous atteindrons les 430 €, voire un peu plus". Une prime à la conversion, 30€/1 000 l, est octroyée par Biolait durant les deux ans que dure la conversion, puis l'agriculteur s'engage à livrer pendant 5 ans. "De notre côté, nous signons des contrats d'approvisionnement sur 3 à 5 ans; Il nous faut garantir les volumes".
Si, cette année, la production a atteint les 40 millions de litres, Biolait estime qu'il aurait pu vendre 20 millions de litres supplémentaires. "La consommation bio ne cesse de progresser. Et le Grenelle de l'environnement, en fixant pour objectif 20% de bio dans la restauration collective, va booster toute la filière". Un challenge que Biolait entend bien relever !

 

La conversion vers la bio vous tente ? N'hésitez pas à prendre contact avec Biolait, à Saffré (44), au 02 51 81 52 38, ou à consulter leur site Internet www.biolait.net

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