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Bois Energie, ça repart sur Sem'agri

Pour alimenter leurs chaudières bois, les collectivités cherchent 1 000 t de plaquettes sur le sud Morbihan. Bien géré au travers de plans de gestion, le bois bocage des exploitations peut y répondre. Démonstration en a été faite, mercredi, à Noyal Muzillac.

Plus de 60 participants à l'après midi de démonstration d'organisation de chantier et de déchiquetage de bois en plaquettes chez Laurent Goulard, à Noyal Muzillac
Plus de 60 participants à l'après midi de démonstration d'organisation de chantier et de déchiquetage de bois en plaquettes chez Laurent Goulard, à Noyal Muzillac
© claire le clève

 

 

 

"Pour que le bois ne soit plus une corvée mais une ressource valorisante", comme l'estiment Patrice Le Penhuizic, élu chambre et Alain Louis, de l'UD Cuma, une démarche collective en faveur du bois plaquettes prend de nouveau corps sur le secteur de Questembert avec le groupe Sem'agri (ex interGVA de Questembert), la FD Cuma, la chambre d'agriculture et Argoat Bois-énergie. Car la demande est là : "1 000 tonnes de bois plaquette sont en commande de la part des collectivités du Sud Est du département", pointe Jonathan Debruyne, animateur d'Argoat Energie. La SCIC, société coopérative d'intérêts collectifs, créée avec 7 collèges (13 communautés de communes,15 agriculteurs et forestier, salariés....) s'est ancrée à l'origine sur le pays de Pontivy. Parmi ses attributions ; fournir un combustible renouvelable de qualité mais aussi, valoriser le bocage pour inciter à un entretien durable et à replanter et développer l’économie et l'emploi local grâce aux énergies renouvelables, "par et pour le territoire". Son savoir faire peut être étendu à l'ensemble du département pour mieux structurer l'offre.

 

Valoriser en préservant

"Les collectivités pour acheter, lancent des appels d'offre qui privilégient le bois local s'il répond avec un plan de gestion du bocage à la clé". Comment gérer le bois de bocage durablement et dégager un prix rémunérateur, c'est tout l'enjeu de la démonstration de déchiquetage qui s'est déroulée, mercredi dernier sur l'exploitation de Laurent Goulard à Noyal Muzillac. Car pour que le chantier soit rentable, "il faut l'organiser et le préparer", ont rappelé Christopher Brachet de la FD Cuma et Samuel Le Port, conseiller forestier. Les coûts ? 235 euros HT d'heure de déchiqueteuse en Cuma. "Si c'est rangé et près à être déchiqueté, ça a un impact au M3". Ce coût varie de 7,85 euros/m3 (soit 31,4/T) à 2,6 /M3 (soit 10,4/T) pour les meilleurs. "50 % du prix se fait sur le chantier d'abattage et de déchiquetage", pour un prix de vente de 50 euros la tonne humide. "On peut faire une marge de 20 à 30 % en plus de la rémunération du travail". De quoi relancer l'intérêt de cette valorisation du bois bocage.

 

Claire Le Clève

 

 

 

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