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Cahier des charges, qualité du lait... : Sodiaal réfléchit à l'avenir du bio

Après un fort développement de la production de lait bio, Sodiaal a choisi d'arrêter provisoirement les conversions, le temps d'optimiser la destination des volumes produits. Et la coopérative a profité de ses réunions de secteur, en fin d'été, pour solliciter l'avis de ses producteurs bio sur une modification de la grille de paiement et du cahier des charges.

Cette année, pour le secteur de Bretagne Ouest, la réunion "bio" de Sodiaal a eu lieu chez Baptiste et Jean-Luc Coent, à Cléden Poher.

En Bretagne, l'histoire du bio est relativement récente pour les producteurs Sodiaal. "Ici, la collecte n'a commencé qu'en 2017, indique Jean-Charles Tymen, élu référent bio au sein du conseil de région Bretagne Ouest. Jusque-là, nous avions une petite activité bio dans le Sud-Est de la France, avec une production de 50 millions de litres et une transformation de 80 millions, en achetant du lait à Biolait, Eurial...".

 

Du fromage, de l'ultra-frais...

Depuis, les temps ont bien changé et une fois la collecte bio lancée un peu partout en France, les conversions se sont enchaînées. "Nos secteurs Bretagne Ouest et Bretagne Est avaient un objectif à 15 millions de litres chacun. Et entre les éleveurs déjà certifiés et ceux en conversion, on avoisine les 30 millions de litres sur chaque zone". Si la demande est au rendez-vous, Sodiaal a néanmoins décidé, en mai dernier, de stopper provisoirement les nouvelles conversions.

Si le lait de consommation représente aujourd'hui 40 % des volumes collectés, Sodiaal entend maintenant développer le créneau de l'ultra-frais et des fromages. "Et Nutribio, qui transforme aujourd'hui 18 % du lait bio, devrait à terme monter à 50 %, une fois que sera au point notre process pour extraire le sérum du lait natif, collecté en ferme". Un process innovant, pour lequel Sodiaal dispose d'un brevet, "et qui permettra de garantir des protéines d'excellente qualité pour les fabrications infantiles ou les entreprises de l'agro-alimentaire, en France comme à l'export".

Nous devrions d'ici peu permettre ‡ d'autres Èleveurs de s'engager dans la conversion.

Informer les producteurs

Cette année, c'est à Cléden Poher (29), chez Baptiste et Jean-Luc Coent, que Sodiaal a tenu sa réunion sur la filière bio. "Nous y invitons les producteurs certifiés, ceux en cours de conversion et ceux qui réfléchissent à franchir le pas", indique Jean-Charles Tymen. Si la réunion a évoqué l'élevage des génisses, elle a aussi abordé le développement du bio au sein de la coopérative dans les années à venir. "Nous devrions d'ici peu permettre à d'autres éleveurs de s'engager dans la conversion".

Avec un prix du lait bio annoncé très en amont, les éleveurs savent déjà qu'ils toucheront 505 €/1 000 l en septembre, octobre et novembre et 495 € en décembre. Les producteurs en cours de conversion bénéficient, eux, d'une prime de 30 €/1 000 l, à laquelle s'ajoutent cette année 25 € supplémentaires. "La marque C'est qui le patron ?!, pour qui nous fabriquons du beurre, prévoit qu'une partie de l'argent serve à faciliter la conversion", détaille Jean-Charles Tymen.

Sodiaal

 

Monter le niveau d'exigence

La révision de la grille de paiement du lait bio était également à l'ordre du jour. "L'idée est de bonifier l'excellence. Pour répondre aux besoins de certains de nos ateliers de transformation, nous voulons monter le niveau d'exigence". Ainsi, Nutribio a besoin de lait à moins de 200 000 cellules. Et la fromagerie Monts et terroirs demande moins de 800 butyriques. "La nouvelle grille amènera les producteurs à être plus vigilants sur ces deux postes". Provisoire, elle est d'abord soumise à l'avis des différentes régions de production, avant d'être votée en conseil.

 

De nouvelles attentes

"Les attentes de certains de nos clients, notamment en matière de bien-être animal ou de pâturage, vont au-delà du cahier des charges européen". Sodiaal réfléchit donc à bâtir son propre cahier des charges. Une réflexion qui, là encore, se fait en région, en concertation avec les producteurs. Les consommateurs veulent aussi un lait de consommation produit localement. "Notre force, c'est d'avoir des sites d'embouteillage un peu partout".

 

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