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Campagne 2011 : un coin de ciel bleu pour le Coco

Les producteurs de Coco de Paimpol ont bénéficié d'une campagne 2011 favorable. Derrière les bons résultats, l'adaptation au marché est essentielle.

Les producteurs de Coco de Paimpol étaient réunis à l'Ucpt début février  pour l'AG du syndicat.
Les producteurs de Coco de Paimpol étaient réunis à l'Ucpt début février pour l'AG du syndicat.
© terranet

La campagne 2011 du Coco de Paimpol est décrite comme "un coin de ciel bleu" par Gérard Le Meur, président du syndicat de défense du Coco de Paimpol, réuni en assemblée générale à Paimpol le 3 février. "La qualité ayant été satisfaisante, nous avons connu une saison calme, sans mauvaise surprise, pour un bilan qui laisse enfin un revenu convenable aux agriculteurs", résume-t-il.

Les effets cumulés d'une réduction des volumes produits et d'un calendrier de récolte adéquate, ont aidé à maintenir les cours. Résultat : malgré une diminution de récolte, le chiffre d'affaires est en hausse à 8, 47 millions d'euros contre 8,32 millions d'euros en 2010. Le système de quota hebdomadaire, utilisé en 2010, n'a pas été déclenché. Les plus fortes journées, les 24 août et 6 septembre, avec 145 tonnes présentées au cadran, contrastent avec les maxima à 250 – 300 tonnes des années précédentes.

L'une des premières adaptations, après les années moroses 2009 - 2010, est la réduction des surfaces mises en culture, sous la barre des 1 000 ha (961 ha). Le faible niveau des surfaces, conjugué à la faiblesse des rendements en baisse, a accru la tendance. La quantité récoltée globale n'a pas dépassé le seuil des 6 000 tonnes (7 931 tonnes en 2010).

Le Coco se cherche… un débouché

Si la conjonction de plusieurs facteurs a favorisé un prix rémunérateur, pour les responsables du syndicat la question de la gestion du marché du Coco de Paimpol reste entière.

Le syndicat recherche des débouchés qui allègeraient le marché du frais en cas de pics de production. Aucune solution concluante n'a été trouvée du côté de la transformation industrielle. Préalable à toute démarche commerciale, les essais d'écossage mécanique réalisés sur du matériel mis à disposition par Triskalia à Loudéac, se sont révélés décevants. "Nous avons obtenu des grains cassés. L'idée d'écrêter le marché par ce moyen n'est pas pour tout de suite", regrette Gérard Le Meur. Les producteurs en reviennent à la solution des quotas. "Il faut garder la solution des quotas appliqués sur 2-3 jours dans une démarche d'efforts communs", reprend Hubert Jacob.

Le dégagement de volumes sur d'autres débouchés permettrait de se prémunir face à la GMS. "Nous remarquons que la mainmise de la grande distribution sur le produit se confirme", regrettent les responsables, qui constatent en plus, une tendance à positionner le Coco en produit d'appel. Le comble pour un produit AOC. A cela s'ajoute des problèmes de qualité du produit sur les étals en GMS, liés aux pratiques. Et donc d'image.

Quant à imaginer une réduction du potentiel de production, le syndicat de défense du Coco de Paimpol y est opposé. A craindre "des répercussions négatives sur le revenu agricole, l'emploi dans la région, et bien entendu notre avenir sur le marché", évoque le président. Le Coco ne baisse pas les bras, la gestion du marché est sa priorité.

Du côté des producteurs, un appel à la vigilance a été adressé pour gérer la production au plus près de la demande car la majorité des semis est trop précoce. "On voit que 45% des surfaces sont semées avec un objectif de récolte avant le 31 août. C'est évidement excessif. C'est à la rentrée que les gens consomment le Coco". Début de la saison marchande : "le 20 août". Et si les années sèches se succèdent, le retour de conditions climatiques favorables pourrait alors créer les conditions d'une crise. "Cette année, le climat en juin et juillet, a calmé les choses", remarque Hubert Jacob.

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