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Chacun son groupe, chacun son chemin !

Créer et intensifier les échanges, développer les moyens de communication et continuer à être un acteur majeur du développement agricole. Voici quelques uns des objectifs mis en avant par la Fédération régionale des Geda qui tenait son assemblée générale le mardi 3 mars au CFTA de Montfort-sur-Meu.

Isabelle Colliot et Valérie Tessier ont témoigné de leur groupe Geda Santé du troupeau.

Au delà des progrès techniques sur les exploitations, faire partie d'un groupe, c'est comme l'ont souligné tous les témoignages lors de l'assemblée générale, "un enrichissement humain, de la convivialité et s'ouvrir l'horizon". Pour autant, ce n'est pas toujours simple de mesurer tous ces apports. D'où la volonté de communiquer davantage sur la plus-value collective. "Nous voulons mettre en place des indicateurs pour mettre en évidence les bénéfices du collectif, qu'ils soient sociaux, économiques, ou environnementaux", souligne d'ailleurs Éric Touzard, président de la FRGeda Bretagne. Un travail a été engagé en ce sens avec la FRCuma et la FRCivam depuis le début de l'année. La communication, c'est aussi un enjeu vis-à-vis des adhérents. Cette fois, ce sont les échanges entre animateurs et/ou animatrices qui vont être appelés à s'intensifier, afin de partager les actions mises en œuvre sur leur territoire, de manière à les dupliquer à d'autres groupes.
"Nous avons aussi fait le choix de nous positionner sur le PRDA (plan régional de développement agricole) en tant que partenaire afin d'être éligible au fonds Casdar. Ceci nous permettra de faire reconnaître le travail effectué par les collectifs sur le volet agro-écologie, et je l'espère, sur la prochaine programmation du PRDA sur le volet humain qui seront pour moi, les enjeux majeurs pour conserver une agriculture dynamique en Bretagne", annonce encore Éric Touzard.

Échanger et avancer dans ses pratiques et résultats

Peu importe la forme du groupe, Geda, Ceta, Résagri, chacun avance avec ses propres objectifs, autour de sa thématique. Et rien n'empêche deux groupes qui travaillent sur une même thématique, de prendre des chemins différents. Ainsi, Isabelle Colliot et Valérie Tessier ont présenté leur groupe Santé du troupeau, créé en 2013 et dont l'objectif, au départ, était de travailler sur l'immunité du troupeau, en favorisant le préventif et en travaillant sur les bâtiments, l'eau, l'alimentation... Avant de se former à l'aromathérapie, l'homéopathie, Obsalim, Hérody, géobiologie, acupuncture, huiles essentielles... "On a amélioré nos résultats et on s'est aperçu que si on veut que nos vaches soient bien, il faut que nous, éleveurs, soyons bien aussi".
Pour un autre groupe, qui a travaillé sur les médecines alternatives avec des formations sur différents domaines, le travail a finalement mené à la création d'un logiciel. Et dans les groupes, les nouvelles technologies sont partout, ils sont nombreux à disposer de groupes WhatsApp, à l'image des groupes Ceta, comme celui auquel participe Sébastien Bouvet, sur la dynamique bio. "La journée commence souvent par une comparaison de nos résultats économiques et de notre efficacité alimentaire. On travaille sur les mêmes indicateurs et ça nous donne des ratios qui nous permettent de discuter entre nous et parfois de recadrer certaines de nos pratiques". D'autres encore, comme l'exemple du groupe Résagri 56 travaillent sur la prospective laitière, avec la participation d'experts pour anticiper l'avenir ou encore l'organisation d'un voyage d'étude en Suède. Bref, il y a autant de façon de faire que de groupes, mais l'essentiel est bien d'échanger et de progresser dans ses pratiques et résultats.

Sébastien Bouvet, Hélène Descloux
Sébastien Bouvet, membre d'un groupe Ceta sur la dynamique bio avec Hélène Descloux, directrice du Ceta 35.

Mettre en avant les travaux menés par les réseaux

"Nous allons aussi continuer à proposer des événements tels que des journées thématiques et reproduire l'opération "Les éleveurs parlent aux éleveurs" au Space ou accompagner des actions comme celle que nous avons coordonnée sur Bienvenue les vers de terre et qui a permis de mettre en avant tous les travaux menés par nos réseaux sur la conservation des sols", conclut Éric Touzard.

 

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