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Cohérence

Frank Guehennec, président de la FDSEA du Morbihan
Frank Guehennec, président de la FDSEA du Morbihan
© Terra

Quelques souffles locaux sont aujourd’hui plutôt porteurs pour les productions de nos territoires. Ils permettent à quelques agriculteurs de mieux valoriser leur production, de retirer une valeur ajoutée de la proximité offerte, de la qualité de leur production, et des garanties amenées grâce à l’échange direct et une meilleure connaissance des modes de production et de transformation. Mais ce souffle ne suffira pas. Il faut le transformer en véritable vent d’ouest soutenu et porteur, dans le commerce de détail, la grande distribution, la restauration hors foyer. Pour mieux défendre dans tous les sens du terme, les produits alimentaires "made in France "… partout en France.

Dans ce combat, les élus locaux sont en première ligne. Par leur action, leur motivation à préserver le tissu économique et social de nos communes, notamment rurales, ils sont incontournables. Écoutez nous… Entendez les ! Simplifiez leur et simplifiez nous la vie !

Personne ne dira qu’il est contre la simplification administrative ! Cet engagement était présent dans les programmes de tous les candidats aux dernières élections présidentielles ! Le président Macron a même été un peu plus précis, il disait dans son programme : "Nous ne rajouterons aucune norme nationale aux normes européennes dans les secteurs agricole, maritime et de la pêche". Pour autant, lorsqu’il s’agit d’appliquer l’interdiction du glyphosate, la France choisit de faire cavalier seul et interdira à ses agriculteurs de l’utiliser sous trois ans, en laissant ses frontières ouvertes aux importations provenant de pays continuant d’utiliser ce produit, comme cela se passe déjà pour d’autres. Une fois encore, nous ne pourrons nous battre à armes égales avec nos voisins européens.

La sur-transposition des règles européennes dans le droit français est insoutenable ! Permettez moi un second exemple, toujours sur l’environnement : la directive nitrates. Alors même que la qualité de l’eau s’améliore en Bretagne, l’administration construit un projet DN6 plus contraignant, allant même à l’encontre de certaines pratiques d’élevage et notamment le pâturage, tout cela pour pouvoir contrôler plus "facilement" nos exploitations. C’est tout simplement insupportable. On marche sur la tête. D’un côté, les attentes sociétales nous demandent de mettre nos vaches dehors pour plus de bien-être et, de l’autre côté, on nous dit qu’elles polluent trop quand elles sont dehors et qu’il faut réglementer le temps de pâturage ! Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur le préfet, mettez un peu de cohérence dans toutes vos exigences, ayez le courage de dire stop aux contraintes supplémentaires, surtout quand elles ne sont pas justifiées agronomiquement et quand elles sont proches de l’absurde. N’est-il pas temps de faire confiance aux exploitants agricoles ? La FDSEA du Morbihan restera ferme et dira non à toute nouvelle contrainte.

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