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Communiquer entre salariés agricoles

Informer plus de 5 000 employés de la production agricole du Morbihan, telle est la vocation de l’association des salariés agricoles, ex ASAVPA. Comment faire pour toucher toutes les générations ? La question a été posée, ce vendredi, lors de l’assemblée générale à Bignan avec le témoignage de JA56 sur l’utilisation des réseaux sociaux comme démultiplicateur.

Pour Jean-Luc Hilary, président de l’association des salariés de l’agriculture : "Aujourd’hui, futurs salariés et futurs chefs d’exploitation sont dans les mêmes écoles. Souvent, ils seront salariés avant de s’installer. Le lien entre les deux doit se faire. Il ne faut pas voir boutique mais intérêt pour l’agriculture"
Pour Jean-Luc Hilary, président de l’association des salariés de l’agriculture : "Aujourd’hui, futurs salariés et futurs chefs d’exploitation sont dans les mêmes écoles. Souvent, ils seront salariés avant de s’installer. Le lien entre les deux doit se faire. Il ne faut pas voir boutique mais intérêt pour l’agriculture"
© Claire Le Clève

 

 

Ce rôle d’information d’un public dont beaucoup sont "isolés sur leur exploitation", est leur colonne vertébrale. L’association des salariés agricoles est à ses adhérents ce que les groupes de développement sont aux exploitants agricole, une courroie d’information, de formation, de vulgarisation, même si le mot semble aujourd’hui désuet. "Et ce auprès de toutes les productions", se félicite l’équipe, investie, qui anime l’association. "Toutes les informations disponibles nous les diffusons, grilles des salaires, formations, infos MSA, droits des salariés…", rappelle Jean-Luc Hilary, président de l’associaiton des salariés agricoles.

Informer et former

Ce par le bais "d’un journal trimestriel adressé à l’ensemble des salariés, c’est le seul outil écrit qu’ils aient. Il y a aussi un flash info, sur internet, des réunions techniques sur des thèmes que les adhérents sollicitent". En la matière, le secteur porcin y est le plus actif, "on aimerait que celui de la production laitière manifeste ses besoins. On a besoin de gens dans chaque métier qui s’impliquent", note à regret le responsable, également salarié en production porcine. Et c’est au lthème de la biosécurité, mi mars que la dernière réunion a été consacrée. "Un sujet d’actualité où la question du le bien-être a été abordée mais pas que, l’arrêt des antibiotiques… La biosécurité, c’est souvent une affaire de bon sens mais aussi de méthodes, notamment celle de la marche en avant qu’on met en place dans les élevages et qui donne des résultats très positifs ", illustre t-il sur des réunions "très biens perçues par les gens qui y participent mais ils ne sont pas assez nombreux"."

Le salariat, en progression constante

Et si faire évoluer des comportements d’adhérents plutôt "consommateurs pour les faire passer à acteurs", est bien une ambition, mieux communiquer auprès de tous en est une autre. Reflet de la situation, "on est passé en une quinzaine d’années de 2 200 bulletins à 5 500 envoyés. Tous les ans on gagne 100 à 200 salariés supplémentaires par le biais du fichier MSA qui s’étoffe". Et les besoins vont aller grandissant, "comme les outils, ils vont accueillir de plus en plus de salariés qu’il faut attirer vers ce secteur. A terme, le risque, c’est bien le manque de main d’œuvre", craint-il. "Nous avons aussi un rôle à jouer en faveur de l’attractivité du métier, il faut tirer dans le même sens", est-il convaincu, prônant la complémentarité avec les autres organisations professionnelles. "On essaie de jouer la synergie, notamment avec l’Association Emploi Formation, AEF, on échange beaucoup, naturellement", estime Jean Luc Hilary. Ainsi, toutes les formations disponibles sont-elles répertoriées via le bulletin adressé tous les trimestres.

 

Promouvoir le salariat

Mais c’est aussi une visibilité sur laquelle travaille l’association, auquel le nom, rénové, doit, participer car "on a tous à gagner en accompagnant la promotion des métiers agricoles". Message bien compris au travers du salon "Ohhh la vache" durant lequel l’association, depuis trois ans tient un stand aux côtés des autres organisations professionnelles pour assurer information et promotion des métiers de l’agriculture. Partenariat accentué en 2017 avec la mise en avant de "témoignages de salariés qui se plaisent en agriculture, c’est une réalité, on peut y faire carrière". Mieux communiquer tant auprès d’un public qui pourrait s’investir dans le secteur, qu’auprès de salariés de l’agriculture eux-mêmes, telle est l’ambition. "Nous vieillissons, il y a un vrai enjeu de renouvellement des générations. Il faut attirer les plus jeunes et utiliser les outils actuels avec lesquels ils communiquent. On est à la recherche de gens qui peuvent nous y aider". D’où le rapprochement avec JA56, dont Jean-Luc Hilary a, en son temps, été président. "Avec la limite d’âge de 35 ans, ils se renouvellent tout le temps, ça leur permet de se remettre en question, d’avoir des idées neuves. Ils ont investi Twitter, Facebook..." insiste-t-il. "Aujourd’hui, futurs salariés et futurs chefs d’exploitation sont dans les mêmes écoles. Souvent, ils seront salariés avant de s’installer. Le lien entre les deux doit se faire. Il ne faut pas voir boutique mais intérêt pour l’agriculture. Il va falloir du monde sur les exploitations".

Pour en débattre, rendez-vous ce soir, dès 18h30, à Bignan.

 

Claire Le Clève


Pour attirer les plus jeunes, il faut utiliser les outils actuels avec lesquels ils communiquent.

 

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