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Communiquer sereinement sur l’agriculture, ça vient de soi

Depuis deux ans, le groupe de développement Nov’agri (Morbihan) suit le même fil rouge : communiquer sur l'agriculture, si possible dans la sérénité. Une ambition que les membres du groupe se sont appliquées à elles-mêmes, avant d’envisager un travail vers les autres, en commençant par se former.

5 mars, 14h12, chambre d’agriculture de Pontivy. "Vous avez deux options avant de reprendre la séance : un petit scan corporel ou prendre l’air 10 minutes", les invite à choisir Marie-Christine Delahaye, de la société Mindfullfactory, spécialiste de la pleine conscience appliquée à l’entreprise. Certaines se sont allongées sur des tapis de sol. D’autres sont parties marcher, inspirer profondément et souffler… Le son profond du bol tibétain n’étonne plus personne dans cette salle de réunion de l’antenne de Pontivy. Il invite juste à quelques instants de méditation, en pleine conscience : être là, juste là, que là mais bien là, sereins. Mais pour quel lien avec l’agriculture ?

 

Cultiver le bien avec soi-même

"On a besoin de communiquer sur notre métier", appuie Christelle Bauché, présidente de Nov’agri, le groupe de développement de la région de Pontivy. "Depuis deux ans, ce groupe travaille sur la communication sur l’agriculture par les agriculteurs. Et pour ce faire, les membres du groupe ont estimé qu’il fallait monter en compétence", situe Sophie Beausire, l'animatrice de la chambre d'agriculture qui les accompagne, déniche des intervenants et construit avec eux des formations adaptés. "L’an passé, avec une consultante en communication, nous avons travaillé la prise de parole, notamment au travers de jeux de rôles", rappellent-elles. "Avec la volonté de donner à plus de monde, la possibilité d’être formé tout en apportant autre chose", un petit supplément d’âme. "Avant de maîtriser les outils de communication, il faut travailler sur soi. C’est la base, essentielle. Et elle doit être solide", campent-elles. En février dernier, la première journée de cette formation, consacrée à "la connaissance de soi, de ses motivations, mieux communiquer avec soi-même, s’écouter, se maîtriser…" avait réuni huit participants, responsables professionnels.

 

La bienveillance, une culture exigeante, à entretenir

Après un petit retour sur soi, place au travail sur les autres pour cette nouvelle session. "Nous allons nous intéresser à l’empathie et à la compassion", les prévient la formatrice avec en toile de fond "la notion de bienveillance et d’intelligence émotionnelle. Je comprends l’autre mais pour autant, comprendre n’est pas tout accepter", situe-t-elle, rappelant l’importance de cette posture mentale qui conduit à "être curieux, patient, ouvert et expérimentateur" et nécessite pour que ses arguments portent, "d’avoir un bon alignement entre le physique et le mental, être posé, serein". Et les participants de s'exercer par deux, puis en groupe, à construire des conversations basées sur l’empathie, en passant de l'écoute à la reformulation jusqu'à la recherche de solutions en commun. Car "même dans une situation difficile, ce qu’on attend de responsables, c’est qu’ils dirigent une conversation avec compassion et qu’ils gouvernent avec sagesse", assure la formatrice.

 

 

 

Elles ont dit

Gisèle / En tant qu’agriculteurs, nous sommes amenés à communiquer sur notre métier avec parfois des mauvais retours. Je suis là pour prendre de l’assurance.

Christelle / Avant d’aller convaincre à l’extérieur, il faut être en phase avec soi-même sur ce que l’on veut dire.

Fabienne / Pour mieux me connaître, relativiser ce qu’on peut me dire, mieux encaisser, lâcher prise, communiquer sans être dans l’agression.

Delphine / Je veux apprendre à ne pas être déstabilisée face à mes détracteurs. Arrêter de se justifier sur tout. On n’a pas à le faire, on travaille bien.

Anne-Sophie / Une formation qui tombe au bon moment, j’attendais ça : savoir me poser, prendre un peu de recul avant de m’exprimer.

Hélène / Je n’ai pas de difficulté à communiquer mais c’est plus par rapport à l'hyperactivité, l’approche de soi, prendre le temps de faire les choses, savoir se poser.

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