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CER
"Connaître son prix d'équilibre"

Dans un environnement très perturbé ou la volatilité est la rançon de l'érosion des outils de régulation, le calcul d'indicateurs permet de garder le cap. Vive le tableau de bord ! C'est tout l'enseignement du message délivré dans les réunions des 4 secteurs du CER.

Daniel Le Pironnec (au centre) invite les éleveurs à s'approprier d'indicateurs et de les suivre à l'aide d'un tableau de bord pour le pilotage de leur exploitation
Daniel Le Pironnec (au centre) invite les éleveurs à s'approprier d'indicateurs et de les suivre à l'aide d'un tableau de bord pour le pilotage de leur exploitation
© claire Le Clève

 

A la SCEA du Bois Joly, à Naizin, ce producteur de porc installé avec 320 truies, témoigne d'une réalité. "Je me suis fixé un défi, celui de produire moins cher que le prix d'équilibre" pointe Mr Mainguy devant la caméra. Dont acte. Et pour ce faire, ce fafeur averti, avant de consentir tout investissement, en calcule l'impact sur son prix d'équilibre, ensuite il avise. C'est l'un des enseignements pointés lors des témoignages filmés diffusés lors des réunions du CER qui retoilettent le genre, redonnant à l'agriculture la place qu'elle avait un temps perdu. Bénéfice ? Un regain de pertinence appréciable."Dans un contexte très fluctuant et un milieu très perturbé, il est impératif d'avoir une vision à long terme pour éviter d'être ballotté par des fluctuations où l'on se sent perdu", analyse Daniel Le Pironnec, président du CER France Morbihan. Pour garder le cap rien de tel que de regarder dans la direction vers laquelle on veut aller. "Il est impératif de se fixer des objectifs pour encadrer sa marche, se doter d'un tableau de bord et d'indicateurs" poursuit-il.

 

Se fixer un prix d'équilibre

 

Dramatique est la navigation à vue. "On a vu déraper des indices", rappelle Yves Lanoë, conseiller en gestion du nouveau secteur* d' Auray -Vannes. Quand au premier semestre 2007, le prix d'équilibre en lait se situait dans le Morbihan à 284,7 euros , puis 293,7 même période de 2008, en 2009, toujours pour le premier semestre, il avait atteint les 347,0 Euros. "On a forcé sur le concentré pour produire la masse de lait qu'il était possible de faire. Au total, toutes les charges ont dérapé", pointe -t-il. Là encore, la réactivité des éleveurs est notable avec une contraction spectaculaire du prix d'équilibre qui, au premier semestre 2010, atteint les 308 euros, malheureusement bien au dessus du prix de rachat des 1000 L. "On a regagné 40 euros des 1000 l mai spas l'ensemble du différentiel qu'on observait pour la première période de 2007 " observe l'analyste. Du coup, le résultat moyen par UTH sur 5 ans s'établit en lait à 18223 euros. Et si le revenu moyen en 2009 en lait est de 9500 euros, le premier semestre 2010 semble meilleur avec 18 900 euros.

 

Et garder le cap

Pour garder le cap, ce spécialiste conseille l'établissement d'un prix d'équilibre, "300 euros en lait me semble correct". C'était le cas de près de 50 % des éleveurs morbihannais au premier semestre 2010 (voir diagramme), "28 % sont bien positionnés". Pour le reste, soit 50 %, cette période laissera des trace dans la trésorerie. Pour tendre vers la réalisation du prix d'équilibre, l'établissement d'un tableau de bord est incontournable. "C'est un élément clé, il doit coller aux motivations de l'éleveur", suggère Yves Lanoë. Facteur de motivation et de challenge, le suivi du tableau de bord permet aussi une plus grande réactivité quand les chiffres dérapent. Il offre l'avantage d'impliquer associés et ou salarié à une conduite par objectif. "En lait, quelques chiffres permettent de garder le cap. C'est le prix d'équilibre. On indique sur ce tableau le prix réalisé, l'écart avec l'objectif et l'écart cumulé par exemple". A cela, volume, qualité et coût alimentaire (ou tout autre critère de charge) permettront de garder le cap.

 

Claire Le Clève

 

 

 

Diagramme

Dispersion du prix d'équilibre constaté au premier semestre 2010 dans le Morbihan

 

Inférieur à 260 euros/1000 l : 17 % des éleveurs laitiers

260/280 : 11%

280/300 : 16 %

300/320 : 15 %

320/340 : 14 %

340/360 : 13 %

Supérieur à 360 : 15 %

 

Aides à la Sécheresse

137 communes concernées

 

La procédure de calamité pour la sécheresse estivale concerne 137 communes Morbihannaises. L'imprimé d'indemnisation sera disponible auprès de la DDTM fin février. Pour être indemnisé, la surface impactée en herbe et maïs devra être supérieure à 30 % avec plus de 13 % de perte mais l'indemnisation ne concernera que l'herbe, le maïs depuis 2010 pouvant être couverte par l'assurance récolte.

 

Dates à venir

7 février à Locminé 19h, salle polyvalente de St Allouestre

8 février à Questembert, 19h, restaurant la Porte du golfe à Muzillac

10 février au Faouet 19h Salle des Fêtes du Faouet

 

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