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Coûts de méca : les réduire encore

Les coûts de mécanisation pèsent encore trop lourd dans la balance des exploitations : 35 % des charges. Alors pour réduire la facture et alléger les conditions de travail, chambre d’agriculture du Morbihan et fédération départementale des 150 Cuma se sont redit oui. La convention repart pour deux ans.

Laurent Kerlir, président de la chambre d’agriculture du Morbihan et Jean-Michel Roger, président de la FD Cuma ont ratifié pour deux ans la convention de partenariat qui lie les deux structures.
Laurent Kerlir, président de la chambre d’agriculture du Morbihan et Jean-Michel Roger, président de la FD Cuma ont ratifié pour deux ans la convention de partenariat qui lie les deux structures.
© Claire le Clève

 

"On observe beaucoup de problèmes dans les exploitations liés au surcoût engendré par l’achat de matériel. Dans un contexte économique et budgétaire difficile, en Cuma, l’investissement est collectif. On a accès à du matériel innovant et performant et des possibilités de chantiers complets qui nous soulagent", a défendu le 7 septembre dernier, Laurent Kerlir, président de la chambre d’agriculture du Morbihan en ratifiant avec Jean-Michel Roger, président de la FD Cuma la convention qui les lie. L’occasion de formaliser des liens anciens, "pour continuer à fédérer nos réseaux grâce à nos six antennes et d’appuyer leurs besoins et leurs doléances dans les nouvelles organisations de territoire que sont les intercommunalités et les EPCI". Si les modalités restent identiques au conventionnement précédent, son montant diminue, passant de 45 000 euros à 38 000 euros par an. Une baisse qui va de pair avec celle progressive apporté par le conseil départementale qui a réduit de moitié la voilure de son accompagnement, le relais devant être pris par les nouvelles organisations intercommunales.

Dans le coup sur les coûts

"Sur les coûts, on est plus que jamais dans le coup", assure Dominique Guého, directeur de la FD Cuma , "c’est notre cœur de métier, on porte ce message depuis la création des premières cuma, il y a 70 ans", renchérit son président. Un message accentué depuis 4 à 5 ans "et la période de crise ou de mutation que nous connaissons. L’attrait pour le beau tracteur au milieu de la cour demeure. Mais l’économique doit primer, le travail en plus doit être fait", rappelle Jean-Michel Roger. "On paye ce genre d’investissement 10 à 12 000 par an. On peut en faire de l’achat de prestations en Cuma pour cette somme", note le directeur de la FD Cuma. "On constate aussi que les volumes produits par UTH n’ont cessé de croître. La Cuma intégrale avec chauffeur est une vraie solution pour alléger la charge de travail : on mutualise à plusieurs une embauche et on se libère ainsi de l’astreinte". Face à l’agrandissement des structures, la délégation en Cuma est plus que jamais une solution estime Laurent Kerlir pour qui "les conditions de travail ne sont pas assez réfléchies - met-il en garde - cela entraîne beaucoup de fatigue psychique et d’arrêts de travail". Alors "qu’avec les 150 Cuma présentes sur le territoire, tout exploitant peut avoir a portée de main la solution Cuma", renchérit le président de la fédération départementale.

 

Claire Le Clève

 

l’économique doit primer

 

En chiffres

150 Cuma,

3 600 adhérents soit une exploitation sur deux,

70 emplois,

15 millions de chiffre d’affaires

8 millions d’euros investis en 2017

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