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Crise porcine : point de situation

Entre la baisse des cours et la flambée des aliments, les producteurs de porcs sont dans une situation économique tendue. Lors de sa commission porc du 17 novembre, la chambre d'agriculture a dressé un bilan des conséquences de la crise porcine.

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Alors que le cadran plonge une nouvelle fois, les élus de la chambre d'agriculture ont souhaité faire un point sur la situation des 1.492 éleveurs de porcs du département. Cela fait maintenant deux ans que les éleveurs produisent à perte. Sur 2007/2008, le coût de revient moyen est de 1,55 euros/kg alors que le prix payé est de 1,437. En moyenne, sur les 5 dernières années, la chambre d'agriculture a calculé que le prix de revient du kilo de carcasse était de 1,341 euro pour un prix de vente de 1,346. La crise financière a compliqué la situation en faisant perdre des marchés à l'export, faute de solvabilité des clients ou quand la parité de l'euro est trop forte. Lors de la commission porc du 17 novembre, les deux principales banques, Crédit agricole et Crédit mutuel, ont dressé un bilan de la situation financière de leurs clients. Pour Dominique Trubert, administrateur du Crédit mutuel, un quart des éleveurs, clients de cette banque, est en situation de trésorerie tendue et 17% sont en situation de capitaux propres négatifs. Au Crédit agricole, 6% des clients producteurs de porcs sont en difficulté et 13% ont une utilisation de leur ouverture de crédit supérieure à 90%. Pour les 32 exploitations en difficulté, 71% le sont du fait de mauvais résultats techniques et 29% à cause d'un endettement trop élevé. "Parmi ces clients en difficulté, il y a seulement deux nouveaux dossiers, note Yves Champion, responsable du marché agricole. Mais nous remarquons une augmentation des encours, une plus forte utilisation des ouvertures de crédit. La situation des éleveurs de porcs est clairement plus fragile que celles des autres producteurs". Les deux banques proposent à leurs clients les plus en difficultés des aides Fac, des prêts "crise porcine" ou des "pauses crédit".

 

Des situations hétérogènes

L'analyse des deux banques révèle que les situations des éleveurs sont hétérogènes. Des investissements récents, des résultats techniques moyens, un endettement important et l'élevage s'enfonce dans les difficultés. Alors qu'un endettement plus léger et d'excellents résultats techniques permettent de faire le gros dos en attendant que la tempête passe. Les investissements pour la mise aux normes bien-être des truies d'ici à 2012 risquent de faire plonger les taux d'endettement et de mettre à mal les éleveurs les plus fragiles.

Quand l'aliment est à 210 euros/tonne, le prix d'équilibre est à 1,4 euro payé. Quand il est à 240 euros, le prix payé doit afficher 1,52 euro. Bien loin de ce qu'affiche le cadran en ce moment. "Notre seule porte de sortie est que le prix de l'aliment baisse", estime Nathalie Marchand, présidente de la commission porcs.

Malgré ce contexte difficile, le département doit penser au renouvellement des générations pour assurer le maintien du potentiel et l'avenir de la filière. 695 éleveurs ont plus de 50 ans. Chaque année, 70 éleveurs de porcs cessent leur activité. En face, une vingtaine de jeunes s'installent avec un projet porc. "D'autant plus quand la conjoncture est difficile, le prix de reprise des outils doit être bien calculé et tenir compte du coût de revient, rappelle Nathalie End, conseillère porc à la chambre d'agriculture. Le calcul doit également intégrer qu'il faudra y ajouter les investissements pour la mise aux normes bien-être".

 

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