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Le 10 novembre à Pleucadeuc
« cultivez votre coté bio »

Deuxième édition le 10 novembre prochain des « rendez-vous de la bio » sur l' exploitation laitière de Loïc Mahéas, en cours de conversion, à Pleucadeuc. Une rencontre initiée par la Chambre d'agriculture du Morbihan pour diffuser les dernières références techniques, les tendances des marchés, les stratégies en agriculture bio et échanger.

 

Le premier mai prochain, les 285 000 litres de lait que Loïc Mahéas produit sur sa ferme de Kerrmarie, sur de 61,5 ha à Pleucadeuc seront, après deux années de conversion, estampillés bio par son collecteur Biolait. Un passage souhaité par cet éleveur de 47 ans. « C'est la consécration de ce que je souhaitais faire », avoue t-il sur ce choix de carrière « basé sur la recherche d'autonomie ». En 1998, 6 ans après la reprise de l’exploitation familiale, Loïc Mahéas, très investi dans le groupe herbe du GVA de Malestroit, entame une densintensification. « Elle n'a jamais été valorisée économiquement. Le passage en bio me permet désormais de la valider de ce point de vue » pointe t-il. Ce n'est qu'en 2000, qu 'il commence à s'intéresser à la bio, « mais il n'y avait pas assez de références techniques ». Alors, il contractualise au travers d'un CTE, des réductions d'intrants. La mise aux normes en 2004 lui permet d'entériner un autre option technique, celui de la monotraite (actuellement suspendue) pour lequel il dimensionne sa nouvelle stabulation et salle de traite. Tous ces choix lui permettant d'évoluer progressivement, passant de 12 ha de maïs à 5 ha « juste pour sécuriser la ration hivernale » et ce, avec près de 49 ha d'herbe et 7 de mélange céréalier. La crise du lait « injuste et malvenue » n'a fait que renforcer « cette recherche d'indépendance. Le passage en bio me rassure » , affirme t-il en annonçant 49 euros de coût alimentaire pour son cheptel de 50 vaches laitières. Un vrai challenge. Aujourd'hui, il affiche une paye de lait de 343 euros (dont 30€ de primes de conversion) pour l'année 2011 et une sérieuse sérénité, de celle apportée « par cette opportunité de fin de carrière qui me permet de me relancer dans le métier », un des autres attraits de la conversion à l'agriculture biologique.
Claire Le Clève

 

 Patrice Le Penhuizic

Président de la Commission biologique

 

« Nous souhaitons nous adresser à toutes les productions et tous les producteurs », insiste Patrice Le Penhuizic en présentant ce deuxième « rendez vous de la bio » proposé par la Chambre d'agriculture dans le Morbihan, pour montrer les saccompagnements apportés en matière agrobiologie par l'organisme consulaire. Y compris en terme de moyens humains avec le recrutement à plein temps sur ce domaine de Mathilde Coisman Molica, « ce n'est pas du saupoudrage ». Une volonté de présenter cette agriculture « y compris vers les agriculteurs conventionnels car c'est là que se situe le potentiel de développement », poursuit cet éleveur laitier de Lauzach, désormais en bio. Car l'enjeu est de taille pour répondre aux besoins des marchés. « Nous avons des références que l'on souhaite vulgariser. Le rendez-vous de la bio sera également l'occasion de montrer les facteurs que l'on estime être clés pour la réussite. Les gens pensent qu'il y a des risques, il faut démystifier la bio », explique-t-il. Autre ambition pour cette journée du 10 novembre prochain, « montrer les principales tendances des marchés par filière et lever les freins en présence de nombreux opérateurs économiques », souligne t-il en précisant le travail en partenariat avec GAB et l' Interbio Bretagne. Lever des freins, tant sur la connaissance du cahier des charges que sur la conduite d'élevages, des cultures ou encore du matériel avec le témoignage de nombreux agriculteurs en bio qui viendront échanger autours de leurs pratiques.

En pratique : de 13h30 à 17 h, gratuit. Dès 13 h30 : débouchés et tendances, éléments du cahier des charges, démarches et dispositifs d'aides puis découverte par ateliers bovin lait , bovin viande, porc, pondeuses, grandes cultures, maraîchage et légumes pour l'industrie, le tout bio.

 

 

Mathilde Coisman Molica

Conseillère spécialisé en bio

 

Le relais du conseil spécialisé en agriculture biologique vient d'être repris par Mathilde Coisman Molica. Un flambeau que lui transmet Jean Luc Audfray, dévolu désormais aux questions des nouvelles énergies à la Chambre d'agriculture du Morbihan. L'agrobiologie est un domaine que cette jeune femme connaît bien pour en avoir accompagné le développement pour la Chambre du Maine et Loire. Dans le département du Morbihan, l'agriculture biologique poursuit son développement avec une importante évolution en nombre de fermes. Elles sont passées de 231 en 2008 à 336 en 2010, soit 4,4 % du nombre total d'exploitations départementales et 3,5 % de la SAU. Une SAU de 13 000 ha dont le tiers est en cours de conversion.

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