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ASSOCIATION DESÉLEVEURS DOUX DE BRETAGNE
"Déclarez vos créances avant le 15 août"

Dans six semaines, il sera trop tard. Pour récupérer leurs dettes, les éleveurs Doux de Bretagne doivent procéder à leur déclaration de créances, avant le 15 août prochain. Modalité et démarche étaient au programme des 3 réunions organisées par l'association des éleveur et la FDSEA.

Jean-Michel Choquet de la FDSEA et au micro, Pierre-Yves Lozahic, président de la nouvelle association des  éleveurs Doux Bretagne.
Jean-Michel Choquet de la FDSEA et au micro, Pierre-Yves Lozahic, président de la nouvelle association des éleveurs Doux Bretagne.
© Terra

Moi, c'est16 000 euros qui sont dehors. Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est l'avenir du groupe", confie à son voisin de table, un des éleveurs présents lundi soir à Bignan (56). Même sentiment le lendemain à St Ségal (29), puis mercredi à Plérin (22).
Ils sont une cinquantaine d'aviculteurs concernés à s'être retrouvés à Kerguehennec, pour faire le point sur la situation que leur dresseront les représentants de la FDSEA et ceux de la nouvelles association des éleveurs Doux Bretagne.
La vente de l'usine Stanven par le groupe Doux, a apporté les liquidités permettant les approvisionnements en gaz et aliments dans les élevages.
Car pour Jean-Michel Choquet, "le vrai souci, c'est de trouver de la trésorerie pour faire fonctionner l'entreprise. Pour Charles Doux, il s'agit de trouver du cash en vendant des actifs pour garder la main, sinon, c'est le plan B avec repreneurs. L'essentiel, c'est que vos exploitations tournent. Il faut que l'argent y arrive vite maintenant", plaide t-il, soutenu par  Pierre-Yves Lozahic.


Sécuriser la procédure de déclaration de créance

 

L' aviculteur des côtes d'Armor résume les priorités de l'association qu'il préside. "Retrouver les créances rapidement et maintenir le groupe tel qu'il est". Entre les offres de reprise qui ont été présentées jusqu'à hier, et le plan de continuation de Charles Doux, les juges du tribunal de Quimper trancheront le 16 juillet en intégrant les créances des éleveurs. Elles ont été estimées à 15 millions d'euros.
800 éleveurs en Bretagne travaillent avec le groupe Doux. Dans un premier temps, l'association propose de recenser les cas les plus difficiles pour "les faire traiter en priorité".
En cas de difficulté, "rapprochez-vous de vos banques et de la MSA en leur signalant que vous avez des créances chez Doux. Demandez à régler quand vous les aurez reçues".
Enfin, pour faire reconnaître les créances dues, celles-ci devront être déclarées au plus tard avant le 15 août prochain auprès du mandataire judiciaire. Centres comptables et FDSEA de chaque département peuvent renseigner et accompagner les éleveurs dans cette déclaration de créances, démarche essentielle pour recouvrer leurs dettes. "Être accompagné permettra de sécuriser une procédure complexe", invite David Lemeur, juriste présent. Pour faciliter la procédure, chaque éleveur devra avoir rassemblé auparavant son contrat et avenants, les actes de délégation de paiement (gaz, produits vétérinaires, équarrissage), les factures des lots impayés et livrés avant le 31 mai à minuit, ou à défaut, les bons de livraison des lots concernés et les chèques rejetés.

Doux : des offres de reprise

Initialement fixée au 2 juillet, la date du dépôt des offres de reprise a été reportée au 5 juillet. Le lendemain, soit donc aujourd'hui vendredi 6 juillet doit être connue la liste des candidats qui sera examinée par le tribunal de commerce de Quimper, le 16 juillet. A ce stade, une vingtaine d’entreprises auraient manifesté un intérêt pour le groupe volailler.
Parmi les repreneurs potentiels pour une partie ou la totalité le groupe LDC (Poulet de Loué, Coq gaulois), des opérateurs coopératifs autour de Terrena, Triskalia, Cavac  ainsi que Glon Sanders dont l’actionnaire majoritaire est Sofiproteol. Le groupe LDC s’intéresserait aux produits frais tandis que Tilly Sabco de Guerlesquin dans le Finistère lorgnerait sur les activités export de poulets congelés. A ces entreprises françaises s’ajoutent  des candidatures étrangères, notamment des  industriels brésiliens mais aussi des investisseurs du Moyen-Orient et chinois.
Après la vente de l’usine de coproduits Stanven à Saria industries à Plouray dans le Morbihan, un nouvel établissement de ce type implanté à Chateaulin pourrait être cédé prochainement. Joël Limouzin pour la FNSEA et Isabelle Leballeur pour la CFA devraient rencontrer l’administrateur judiciaire,  Maître Gautier pour discuter des modalités de déclaration des créances des éleveurs.

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