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63ième AG de la FDSEA
Des agriculteurs inquiets

Entremont-Alliance, gestion des quotas, distorsions de concurrence... : lors de l'assemblée générale de la FDSEA, le 9 avril dernier à Plougastel Daoulas, interrogations et inquiétude n'ont pas manqué !

"On a changé de campagne laitière et on n'a toujours pas de réponse". A l'issue de la lecture du rapport d'activités, Pascal Prigent a interpellé le Préfet sur la situation des éleveurs Entremont-Alliance, qui attendent avec impatience qu'une solution soit enfin trouvée. "Les choses avancent, répond Pascal Mailhos. Mais Bruno Le Maire veut trouver une solution durable, dans l'intérêt des producteurs, de la filière et des salariés, ce qui explique que ça prenne du temps".
"Entremont-Alliance, c'est un litre de lait sur 3 en Bretagne", rappelle Thierry Merret, président de la FDSEA. "Et il faut que l'entreprise respecte l'accord sur le prix, rajoute Ronan Le Meur, élu à l'AEBEA, l'association des livreurs d'Entremont. Aujourd'hui, le différentiel avec les autres entreprises se situe à 12-13 €/1 000 l, soit 25 000 € de moins pour une exploitation moyenne. Nos trésoreries sont à plat. Nous ne pouvons plus attendre".

Gérer autrement le quota

La gestion des volumes au niveau européen intrigue les producteurs de lait. "Ca suffit, estime Thierry Merret. Pour la 6 ou 7e année consécutive, la France ne va pas faire son quota. Il n'est pas normal que nous soyons la seule variable d'ajustement au niveau européen". "Une situation qui pénalise toute la filière, estime Kees Zuurbier, producteur de lait à Plounévézel. Si la France produit 9% de lait en moins, cela va grever d'autant les coûts de production des transformateurs... et rendre le lait allemand encore plus compétitif sur nos marchés".
"Fini, la gestion par entreprise, plaide François Plougastel, président de la section lait. Pour que la France parvienne, l'an prochain, à faire son quota, il faut mutualiser les allocations provisoires". Avec, pour ce lait supplémentaire, un prix du lait différent, fonction du prix de marché.

Désorganiser le marché

Pierre Bihan-Poudec, président de la Sica de Saint Pol de Léon, a profité de la présence du secrétaire général adjoint de la FNSEA, également président de la chambre d'agriculture du Pas de Calais, pour l'interroger sur la stratégie des endiviers du Nord de la France, qui viennent régulièrement réduire à néant les efforts des producteurs bretons, en désorganisant le marché. "Le Nord est la première région de production", répond Jean-Bernard Bayard. Elle s'étend sur 3-4 cantons, compte une dizaine d'organisations de producteurs et vend 25% des endives sur le marché libre. "La seule stratégie des OP est de faire crever la structure d'à côté : je ne peux pas adhérer à un tel schéma".

A quand la fin des distorsions de concurrence ?

"Il faut parvenir à mettre fin aux distorsions de concurrence, estime Gilles Tanguy, président de la commission employeurs de la FDSEA. La main d'oeuvre est moins chère en Allemagne et en Espagne, et les marchés sont ouverts !" "Des distorsions existent aussi sur les produits phytos, les OGM... renchérit Jean-Bernard Bayard. Et tous ces produits rentrent chez nous, alors qu'ils ne sont pas soumis aux mêmes règles de production. C'est scandaleux".

 

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