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Des dégâts de choucas toujours plus importants

Au printemps 2020, les parcelles de maïs ont été attaquées de façon très forte, notamment par les choucas.

Une étude vient d’être lancée en Bretagne par la Dréal. Elle portera sur l’évaluation de la répartition de la population reproductrice, grâce à des comptages dans une vingtaine de communes par département.

Les responsables agricoles ne cessent d’alerter les pouvoirs publics au niveau national sur les problèmes générés par cette espèce en expansion et leur caractère non soutenable. En 2020, le bilan partiel connu est de près de 3 millions d’euros de dégâts en Bretagne, 3 000 ha détruits déclarés par les agriculteurs et sans doute beaucoup plus. Pertes de surfaces en légumes, en maïs, frais de resemis, temps passé à surveiller les parcelles : les exploitations sont mises en difficulté car ces pertes ne sont pas prises en charge, sans compter la détresse psychologique qui les accompagne.

 

Aucune technique efficace

La protection des parcelles est compliquée : des essais conduits par Arvalis ou Eureden montrent qu’en cas de fortes attaques, aucune technique n’est vraiment efficace (effaroucheur, profondeur de semis, plantes associées, répulsif…). Certaines parcelles sont détruites à 100 % alors que des parcelles voisines sont indemnes, sans que rien ne semble expliquer pourquoi.
Les tirs ont une efficacité temporaire et peuvent sauver une parcelle mais ne permettent pas une réelle régulation de l’espèce, qui continue à croître.
La population des choucas est en expansion et aucune solution efficace n’a émergé jusqu’à ce jour. La Dreal, le ministère de l’environnement en Région, conduit depuis mars, avec l’université de Rennes, une étude pour comprendre la biologie de cette espèce : sites de nidification, nourriture, déplacements... Le but est de connaître pour agir et de trouver le plus vite possible des solutions efficaces. Dès 2021, des opérations de grillageage de cheminées seront conduites pour limiter la reproduction.

Bilan de campagne maïs

Indemniser les dégâts

Face à cette situation, la profession agricole alerte depuis de nombreuses années, demande des mesures de régulation et dénonce la non pertinence du caractère protégé de cette espèce. Nos responsables ont agi auprès des parlementaires et demandent aux ministères l’indemnisation des dégâts ainsi qu’un plan de gestion efficace de l’espèce. En attendant, les dérogations à tir doivent être maintenues.

 

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