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Réunions CER France 35
Des disparités sur les prix d'équilibre

Le prix d'équilibre moyen cache de fortes disparités entre élevages. 78% des exploitations laitières ont dû faire face à un problème de trésorerie en 2010, et 50% des exploitations porcines.

Sébastien Neveux, conseiller d'entreprise au CER France 35.
Sébastien Neveux, conseiller d'entreprise au CER France 35.
© Audrey Dibet

La fluctuation des prix à la production et la forte variabilité des coûts se sont traduites par la perte des repères habituels chez les éleveurs. Elles sont aujourd'hui à intégrer dans le mode de gestion des exploitations. "Sur la période 2007-2010, on observe des écarts de prix du lait jusqu'à 25%", indique entre autres Sébastien Neveux, conseiller d'entreprise. Dans ce monde qui bouge, les choix d'entreprise peuvent très vite se lire sur les résultats de trésorerie. C'est le constat que dressait notamment le CER France Ille-et-Vilaine lors des réunions d'adhérents de ce début d'année.

 

11 900 €/UTH de résultat en lait

"De 2007 à 2009, le prix de vente était au moins égal ou supérieur au prix d'équilibre, ce qui permettait de créer un excédent de trésorerie, constate Sébastien Neveux. En 2010, le prix d'équilibre atteignait 322 €/1000 l avec des prix de vente en baisse à 287 euros. Le 1er semestre 2010 s'est ainsi clôturé sur des pertes moyennes de trésorerie de 35 euros pour 1000 litres, avec un résultat de 11 900 €/UTH". Ces moyennes cachent aussi d'importantes disparités. 37% des exploitations ont en effet un prix d'équilibre dépassant 340 €/1000 l. Elles sont 22% à des prix d'équilibre inférieurs à 340 €/1000 l. Outre la hausse du coût de l'aliment et de l'énergie qui impacte le prix d'équilibre, les investissements réalisés se répercutent sur la charge de remboursement qui varie de 85 euros pour le groupe moyen contre à peine 70 euros pour le quart supérieur des exploitations.

Quant à la production porcine, en 2009/2010, le prix d'équilibre moyen équivalait au prix de vente, avec 1,32 €/kg net. Mais on constate là encore des disparités. "La moitié des éleveurs a dégagé un excédent de trésorerie, l'autre moitié l'a dégradée. Et 14% des éleveurs avaient un prix d'équilibre supérieur à 1,45 €/kg, détaille le conseiller du centre de gestion. D'où de fortes inquiétudes en ce début d'année 2011 avec des prix de l'aliment qui flambent à nouveau sur un marché du porc atone".

Comment alors maîtriser son prix d'équilibre, mieux valoriser ses produits, s'organiser, anticiper pour réussir dans ce contexte ? Les témoignages de solutions concrètes par des adhérents du CER France Ille-et-Vilaine sont à lire la semaine prochaine dans Terra.

Le prix d'équilibre tient compte des charges opérationnelles, charges de structure, et frais financiers. Il est ici calculé pour des prélèvements privés normalisés de 20 800 €/ UTH et avant autofinancement.

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