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Des investissements dans le canard de barbarie en Bretagne

L'assemblée générale de Triskalia volailles le 17 mars à Noyal-Pontivy (56) a mis en lumière les investissements réalisés dans la filière, au sein de l'outil Procanar et pour la construction d'élevages.

Le canard de barbarie est une production phare de Triskalia volailles avec 16 185 tonnes, commercialisés à 90 % à Procanar. Cette entreprise d'abattage et de découpe, basée à Lauzach (56), investit dans un abattoir neuf et lance un plan d'aides conséquent pour la construction de bâtiments d'élevage (20 000 m² en projet). Une bonne nouvelle, pour Yann Brice, délégué interprofessionnel, que cette production aux perspectives de marché positives soit encouragée. Sur les productions globales de canards gras et maigres, rappelle-t-il, "la France reste leader en Europe loin devant la Hongrie ou l'Allemagne. La conjoncture est favorable, sachant que les pays voisins ont également été touchés par une baisse de la production". Concernant le barbarie, "les stocks étaient inférieurs à deux semaines tout au long de l'année 2016, avec parfois une demande supérieure à l'offre". Et entre le passage en bande unique sur le canard gras en France qui va faire baisser la production globale, et les Hongrois, principaux concurrents des Français, qui divisent par deux leur production, "il y a de vrais marchés à prendre dans les cinq années à venir". Malheureusement le potentiel de production en France se réduit lui aussi à petit feu. "Depuis 1999, les disparitions de bâtiment sont tous les ans supérieures aux créations", alerte le délégué interprofessionnel. "Il faut réagir très vite".

Des bonnes pratiques bénéfiques

2016 n'aura pas épargné les productions avicoles en matière de sanitaire : histomonose en dinde, parvovirose en canard... Cependant, Pierrick Le Labourier constate que l'influenza aviaire, compte tenu de toutes les mesures de biosécurité mises en place, "a permis de faire progresser globalement toute la filière". Pour le président de Triskalia volailles, la formation obligatoire des éleveurs "doit nous permettre de limiter les pathologies et d'utiliser de façon raisonnée les antibiotiques". L'application de ces bonnes pratiques se mesure même déjà sur la parvovirose, en net recul au niveau national depuis le dernier trimestre 2016.

Le contrat cadre en dinde évoluerait

La dinde représente quant à elle la moitié des tonnages en vif (37 046 t) produits par Triskalia volailles. Sa production était stable en 2016 malgré une diminution de 8 % des mises en place. Le marché "plombé en 2016 par des entrées de Pologne" a été très difficile en 2016, souligne Mickaël Legay : "Ronsard et LDC ont joué le jeu en ne retardant pas les enlèvements comme d'autres opérateurs". Yann Brice constate au niveau national des poids moyens au delà de l'objectif de 10,5 kg. "On a dépassé allègrement les 11 kg au second semestre et malheureusement cette situation de stockage sur pied n'est toujours pas réglée dans quelques OP". Aussi pour éviter ces dérives, le Cidef (comité interprofessionnel) travaille à une évolution du contrat cadre engageant organisations économiques, éleveurs et abattoirs. Celui-ci comprendrait un système de "bonus" pour l'éleveur en cas de non-respect de l'engagement initial de date ou de poids.

Avec 17 441 tonnes produites, le poulet est lui en repli de 20 % à Triskalia par rapport à 2015, année où la production était supérieure aux prévisions. Ses débouchés sont LDC (+16 % en 2016), Ronsard et Doux (en forte réduction). À noter une progression des résultats techniques et économiques dans cette production, de même qu'en dinde.

Au total, Triskalia dénombre 11 000 m² de poulaillers en projet chez ses adhérents en poulet et dinde.

Une nouvelle organisation en place

Suite à l'adossement de la coopérative UKL à Triskalia il y a un an, une nouvelle organisation a été mise en place en janvier 2017 à Triskalia volailles, dirigée aujourd'hui par Mickaël Legay (issu d'UKL) avec comme adjoint Bernard Brunel. À la présidence, Pierrick Le Labourier, éleveur à Plumelec (56) a succédé à Jean-François Moussard.

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