Aller au contenu principal

Des JA dynamiques et motivés !

Un an après voir pris les rênes des Jeunes agriculteurs, la nouvelle équipe fourmille d'idées pour faciliter l'installation, promouvoir le métier et le "mangez français" ou lutter contre le gaspillage de foncier. Mais; avant tout, elle veut communiquer de façon positive et insuffler son dynamisme sur le terrain !

"Fuyez ceux qui disent qu'on va tous crever, ceux qui pensent que c'était mieux avant, les anti-tout, les vieux blasés qui découragent leurs enfants de s'installer... Et venez vers des JA optimistes et audacieux". Alors qu'il boucle tout juste sa première année en tant que président, Sébastien Louzaouen a voulu faire souffler un vent d'optimisme sur son assemblée générale, le 6 mars dernier, à Châteaulin.

 

Se donner les moyens de ses choix

 

Certes, les problèmes sont là. "La conjoncture est difficile, les contraintes de plus en plus fortes. Il y a, dans les campagnes, un sentiment d'abandon par les politiques et de défiance en l'avenir, qui pousse au repli sur soi". Mais les JA prônent exactement l'inverse. "Il faut s'unir pour ne pas subir". Et ils se battent pour trouver des solutions. "Tous ensemble, on saura réinventer, adapter notre profession".

Première étape : "relever la tête et sortir de la soumission à l'aval". Et, pour retrouver ce "comportement d'entrepreneur", rien ne vaut quelques exemples ! Installée à Milizac, Solenn Milin a toujours voulu se lancer dans la transformation. Et elle s'en donne les moyens, en multipliant les stages et en se formant. Mais, pour ce projet hors-normes, la banque est frileuse. "Je ne suis pas du genre à baisser les bras", lance la jeune femme, qui s'adresse ailleurs. Et 10 ans plus tard, sa ténacité a payé. "Ma soeur s'est installée avec moi. Mon frère a un projet pour nous rejoindre, mon compagnon aussi". Et l'exploitation transforme 200 000 l de lait par an en crème, beurre, fromage blanc, tomme... "Je voulais ne pas dépendre de la grande surface. Mais, pour ça, il me fallait une gamme assez large pour attirer la clientèle".

Une large gamme, c'est aussi ce que vise Benoît Le Lay, qui a repris en 2011 une exploitation céréalière à Plomeur. "J'essaie de développer la production de pommes de terre, en multipliant des variétés et en trouvant de nouveaux débouchés : GMS locales, maisons de retraite... Je vais m'équiper d'une nouvelle chaîne de conditionnement, avec laveuse et ensacheuse, pour répondre à de nouveaux marchés".

 

Savoir s'entourer

 

S'adapter, c'est ce qu'ont toujours fait les établissements Adam : installés à Ploudalmézeau depuis 80 ans, ils combinent aujourd'hui 5 activités, de la distribution de combustibles et de boissons à la location de chapiteaux en passant par l'épicerie fine et la fabrication de bière. Le tout avec 35 salariés. "Il y a beaucoup de problématiques communes entre nos TPE et vos exploitations, lance Eric Godet, qui vient de prendre la direction de l'entreprise il y a deux ans et demi. Pour pérenniser ces entreprises, poursuivre l'histoire familiale, il nous faut de l'enthousiasme et du dynamisme". Il conseille aussi aux jeunes de savoir s'entourer. "En interne, on ne peut pas avoir toutes les compétences nécessaires". De fonctionner en réseau, "pour l'échange d'expériences et de pratiques". Et de préparer l'avenir. "Les démarches stratégiques ne sont pas réservées aux grandes entreprises ! Il faut prendre le temps de la prospective".

 

La viande de nulle part

 

Contrôle des rayons des grandes surfaces, rencontres avec la restauration hors foyer... : tout au long de l'année 2014, les JA ont multiplié les démarches pour promouvoir le "mangez français". Mais "parce que les grandes marques nationales ne jouent pas le jeu du logo porc français", ils ont lancé la démarche "viande de nulle part" le 7 février dernier. "Nous voulons dénoncer les produits et marques qui n'indiquent pas l'origine des viandes et récompenser ceux qui la mentionnent", détaille David Louzaouen, secrétaire général des JA.

Site Internet, page Facebook, YouTube... : les JA ont mis le paquet pour communiquer. Et la mayonnaise prend ! "Partie du Finistère, la démarche a été présentée à Paris, lors du salon de l'agriculture. Et les premières opérations dans les autres départements ont lieu ce week-end". Une démarche saluée par Thierry Merret, président de la FDSEA. "Il faut s'allier les consommateurs". Et qui devrait être étendue, d'ici peu, aux autres filières de production, boeuf, lait..., en attendant que la législation bouge enfin et oblige industriels et transformateurs à indiquer clairement l'origine des produits.

 

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Quand agriculteur et apiculteur travaillent de concert
Voilà 4 ans déjà que Frédéric Mésangroas, producteur de porcs à Plouigneau (29), accueille les ruches de Daniel Le Louët. Au fil…
Le retour très controversé des protéines animales transformées
Le 14 avril dernier le Standing Committee on Plants, Animals, Food and Feed (Scopaff - en français Comité permanent des végétaux…
Le Space sera bien là en 2021, à Rennes
Le salon de l'élevage fait son grand retour à Rennes. Entre soulagement, fierté et impatience, les organisateurs du Space livrent…
Les Entreprises des territoires en recherche constante de reconnaissance
Les entreprises des territoires (EDT) se réunissaient encore une fois en viso conférence pour l’assemblée générale 2021. l’…
Porcs : les éleveurs demandent la fin de la castration
"On bute sur le mur des abatteurs… Si le gouvernement ne nous aide pas, ça va être compliqué". Mardi dernier, l’association pour…
Choucas des tours : que faire pour limiter les dégâts à l’agriculture ?
Cette année encore, les dégâts de choucas des tours sur les semis de maïs sont nombreux. Et les agriculteurs des environs de…
Publicité