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Bienvenue à la ferme
Des légumes bio au "potager du Kernic"

Salades, poireaux, oignons rosés de Roscoff ou variétés anciennes de tomates : depuis deux ans maintenant, Luc Calvez a reconverti son exploitation à la bio et propose une large gamme de légumes, sous la marque Bienvenue à la ferme.

Sur la route de Goulven à Plouescat, impossible de rater les panneaux du potager du Kernic : avec leurs couleurs flamboyantes et leurs deux coccinelles, ils annoncent la vente de légumes, tous les vendredis, de 16h à 19h. "Nous avions envie de profiter de cette route passante et de l'afflux de touristes, en été", indique Luc Calvez.

Diversifier

Installé à l'issue de ses études agricoles, en 1992, en Gaec avec ses parents, il a peu à peu fait évoluer la ferme familiale, sur laquelle on produisait surtout du chou-fleur et de l'artichaut. "Nous avons d'abord installé un tunnel de 3 000 m², pour y cultiver de la salade et des courgettes". En 2001, au départ en retraite de sa mère, il s'associe avec un autre agriculteur, du même âge que lui. Et continue la diversification jusqu'en 2008, année où le Gaec est dissous. "Je voulais passer à la bio. Mon associé n'a pas voulu franchir le pas".

Passer à la bio

Après deux années de conversion, l'exploitation s'apprête à semer et planter les premiers légumes qui seront enfin bio. "Finalement, ça n'a pas été si compliqué, reconnaît l'agriculteur. Nous étions déjà engagés dans une démarche d'agriculture durable et avions signé un CTE". Et, histoire de sécuriser cette période, il n'a pas hésité à désintensifier la production en première année de conversion, ce qui lui a permis de bien cerner ses temps de travaux et de tester de nouvelles méthodes à plus petite échelle. "Sous serre comme en pleine terre, nous travaillons des planches de même largeur, ce qui permet d'utiliser le même matériel et de gagner du temps".
De petites astuces permettent aussi d'éviter les maladies. "En pomme de terre, irriguer au goutte à goutte plutôt que par aspersion permet d'économiser l'eau et de limiter le développement du mildiou, du botrytis et des mauvaises herbes".

Adhérer à Bienvenue à la ferme

L'exploitation dispose désormais d'une SAU de 18 hectares, de 9 300 m² de tunnels et d'un petit magasin de vente, ouvert une fois par semaine. "Le déclic, ça a été une réunion sur la vente directe et les circuits courts, organisée par Bienvenue à la ferme, chez Eric Sassower, à Saint Divy", se souvient Luc Calvez. Dans la foulée, il adhère à l'association, dont il apprécie "le dynamisme dans la façon de travailler et la marque, porteuse". Et participe aux marchés à la ferme de Trouzilit, durant l'été ou au moment des fêtes de fin d'année.
"C'est pour satisfaire cette clientèle que j'ai encore élargi la gamme, en produisant des carottes, des poireaux, des légumes anciens, des tomates grappe, des navets et une large gamme de choux". Même si la production est étalée sur l'année, l'été est une période chargée, avec la récolte de l'oignon et de l'échalote et, aux 4 permanents de l'entreprise, se joignent alors quelques saisonniers.

Défendre l'AOC

"La production phare est l'oignon rosé de Roscoff, souligne Luc Calvez, qui est également producteur de semences et vice-président de l'association qui porte l'AOC. Il est cultivé ici depuis près de 100 ans : avant moi, mon grand-père et mon père l'ont déjà sélectionné". Et nul doute que l'AOC, décroché en 2009 après plus de 15 années de travail acharné, ne permette au produit de se développer encore. "C'est un plus pour la commercialisation. L'AOC reconnaît le savoir-faire des producteurs et le goût incomparable de l'oignon, dû au terroir et au climat".

Développer la vente directe

A court terme, l'objectif de l'exploitation est de développer la vente directe qui ne permet d'écouler, pour le moment, que 5% de la production. "Le consommateur est à la recherche de sécurité alimentaire,d'aliments produits plus naturellement". Luc Calvez cherche donc à élargir sa clientèle et envisage de profiter de l'afflux de touristes, durant l'été, pour ouvrir son magasin deux fois par semaine.
Adhérente à l'APFLBB, un groupement de producteurs de fruits et légumes bretons, l'exploitation travaille avec deux grossistes, Podeur, à Mespaul, et Pro Natura, à Plouha (22). "Un camion vient chercher les légumes sur l'exploitation : nous n'avons pas à nous déplacer". Et approvisionne, par ce biais, la ville de Brest, qui s'est engagée à développer le bio dans la restauration collective.

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