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Des Montbéliardes dans un grand troupeau, avec une forte valorisation de l’herbe

Lors de son assemblée générale en décembre, Montbéliarde 35 a rassemblé ses producteurs pour se pencher sur la question de la valorisation de l’herbe. Pour traiter de cette thématique, les éleveurs brétilliens de Montbéliardes ont visité le Gaec des Domaines à Saint-Rémy-du-Plain.

Claudie Grouazel, Frédéric Eon, Bruno Grouazel et Guillaume Gautier conduisent un troupeau de 145 VL (holsteins, montbéliardes et jersiaises), sur 184 ha de SFP en 2018 dont 130 ha en herbe. Au Gaec des Domaines, il y a trois sites d’élevage. Sur le site principal, on retrouve les laitières, l’atelier veaux de boucherie, le laboratoire de transformation du lait (tomme, beurre…) ainsi que le magasin à la ferme qui ouvre au public en 2018. Ce site est au centre d’un bloc de 70 ha dont 60 ha accessibles au pâturage des vaches laitières. À 600 mètres, le site des vaches taries, réformes et grosses génisses. Le dernier site d’élevage, se situe à 5 km et comprend des génisses ainsi qu’un atelier d’engraissement de taurillons.

MAE 28-55 évolution, souscrite en 2016

Cette MAE Système Polyculture Élevage Herbivores 28-55 évolution, a été contractualisée
en mai 2016. Afin de répondre au cahier des charges, les associés ont pour objectif d’atteindre en année 3 (assolement déclaré en 2018) 28 % maximum de maïs (ensilage et épi) sur la SFP et un minimum de 55 % d’herbe sur la SAU. Ils doivent aussi se limiter à 800 kg de concentrés achetés par UGB totaux. "C’était un objectif ambitieux", souligne Bruno Grouazel. En effet, le système comptait 45 % de maïs/SFP, 40 % d’herbe/ SAU en 2016 et achetait 1 136 Kg de concentrés UGB. "Nous avions envie de faire autrement et via la réflexion MAE, nous avons vu l’opportunité de revoir notre système tout en bénéfi ciant d’une compensation financière". Les exploitants se sont appuyés sur les forces de leur système. À savoir, une accessibilité importante au pâturage, l’import d’eaux d’industrie faiblement chargées sur les pâtures l’été et une bonne maîtrise de
la gestion de l’herbe. Ils fonctionnent aussi avec des prairies de fauche afi n d’associer herbe pâturée et herbe conservée, notamment pour l’hiver. Les vaches laitières consomment  annuellement plus de 2 t de MS d’herbe pâturée et aux environs d’1,5 t de MS d’ensilage d’herbe. Ce ratio tend vers deux tiers d’herbe au total. Le pâturage est conduit en système paddock de deux jours avec une gestion fil avant en pleine période de pousse. En fonction de la portance des sols, courant février, les vaches laitières sortent réaliser le déprimage et rentrent hiverner
en bâtiment courant novembre. Comme le souligne Frédéric Eon, "on est content quand les vaches sortent dehors !". Dans un souci de confort et de sécurité, le maïs ensilage est distribué toute l’année à raison de 4 kg de MS minimum. L’ajout de maïs épi permet d’équilibrer l’azote soluble de l’herbe et de diminuer l’achat de concentré.

100 % du lait est permis par les fourrages équilibrée

Viser la qualité des fourrages, plutôt que la quantité est le socle de leur système herbager. Et pour appuyer leur devise, les quatre associés ont mis en place différentes associations de prairies : RGA + Trèfl e Violet ; dactyle + luzerne + TV ; RGH + TV et RGA + TB. Tout le lait est produit par l’équilibre PDI/UFL de la ration de base, permettant ainsi cet hiver 28 l de lait/VL, pour un coût alimentaire de 84 €/1 000 l.

Il a dit / Olivier Forest, (président de Montbéliardes 35) :

En 2017, nous avons organisé une journée technique en juin sur la station de Mauron, complétée par une visite dans un élevage bio. La deuxième journée technique a donc eu lieu en décembre à l'occasion de notre assemblée générale. Notre objectif est de continuer à faire vivre l'association, à communiquer sur la race et d'organiser des rendez-vous techniques. Nous participons aux  concours mais ce n'est pas notre seule activité. C'est important d'échanger sur la technique, d'apprendre à se connaître, surtout dans un contexte diffi cile. Notre prochain rendez-vous est programmé le 24 mars, avec le concours dans le cadre de la foire internationale de Rennes et nous réfl échissons aussi à l'organisation de nos prochains échanges techniques.
Propos recueillis par Arnaud Marlet

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