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LAPINS
Des producteurs bloquent des camions d'enlèvement

Rien ne va plus dans la filière lapins : dans la nuit de dimanche à lundi, des camions d'enlèvement ont été bloqués par des producteurs à Rostrenen (29), la Trinité Porhoët (56), Avessac (44), en Vendée et dans les Deux-Sèvres. Et ce n'est pas fini…

Mardi matin, à la bascule de Mauron (56).
Mardi matin, à la bascule de Mauron (56).
© Terra

Les abatteurs et la Fédération des groupements cunicoles de l'Ouest (FGCO) ne sont pas parvenus à un accord quant à la fixation d'un prix d'achat. L'an dernier, les premiers, en raison d'un marché tendu, avaient imposé une baisse de 5 ct d'euros du kilo sur le prix initialement convenu. En ce début d'année, les groupements de producteurs souhaitaient donc récupérer ces 5 ct, compte tenu du fait que le marché était redevenu plus favorable, suite, notamment, à la cessation d'activité de certains producteurs.
"Au début, les abatteurs nous ont opposé un strict refus, puis ils sont revenus sur leur position pour nous proposer 2,5 ct. Mais là, c'était à prendre ou à laisser", explique Pascal Mancel, président de l'Association des éleveurs de lapins l'Ouest (AELB), qui, avec trois autres groupements, dont le plus important en France, le CPLB, rassemblant 220 éleveurs des Pays de la Loire et de Bretagne, a refusé ce diktat. Quatre autres, au sein de la FGCO, étaient prêts à l'avaliser.
"Quand on négocie, il faut être deux, poursuit Pascal Mancel. Les abatteurs n'ont aucun respect pour les producteurs et font preuve d'un véritable autisme face à notre détresse. Durant trois ans, la filière s'est trouvée dans le rouge et les producteurs ont été confrontés à des difficultés financières que certains n'ont pu surmonter. Aujourd'hui que cela va mieux, nous trouvons logique de récupérer ces 5 ct pour boucher les trous de nos trésoreries". C'est le message que les producteurs ont voulu faire passer aux abatteurs en ce début de semaine. Et, si ces derniers restent campés sur leur position, les actions pourraient se poursuivre.

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