Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Environnement
Des solutions simples pour les effluents peu chargés

Les premiers projets de traitements des effluents peu chargés entrent en fonctionnement. La chambre d’agriculture a organisé 4 rendez-vous techniques pour faire connaître ces systèmes et permettre à leurs utilisateurs d’échanger.

Eaux brunes, vertes ou blanches, lixiviats sont des effluents d’élevage. Ils ne peuvent donc être rejetés en l’état dans le milieu naturel. Mais, comme ils sont pauvres en éléments fertilisants, leur stockage et leur épandage reviennent cher au regard de ce qu’ils apportent aux cultures. Dans le cadre de la mise aux normes, plusieurs systèmes de traitement de ces effluents sont homologués. Du 28 février au 7 mars, la chambre d’agriculture a organisé, dans 4 exploitations, des rendez-vous techniques pour que les éleveurs en cours de mise aux normes et ceux qui vont devoir y penser pour leur installation. Le traitement de ces effluents peu chargés débutent par une décantation, dans une fosse, un filtre à paille ou un bassin tampon de sédimentation, pour séparer l’eau de la boue, qui sera ensuite épandue comme une déjection. Cette eau subira un traitement secondaire, en passant au travers d’un filtre planté de roseaux ou en séjournant dans une lagune. Enfin, cette eau purifiée pourra être épandue, par un tuyau perforé ou un asperseur. A chaque étape, des bactéries auront digérées une partie des composants organiques.
Pour gérer les effluents de son troupeau de 30 laitières, Christian Pasquet, exploitant à Vendel, a construit une fumière. Pour les eaux peu chargées, il a profité d’une fosse existante qui sert de bassin tampon. L’eau est ensuite dirigée vers 3 lagunes dans lesquelles elle séjourne successivement, avant d’être épandue sur une prairie. "Pour ces installations de traitement, il faut valoriser l’existant, explique Jacques Charlery, conseiller en bâtiment de la chambre d’agriculture. Une ancienne fosse peut se transformer en bassin de sédimentation. En jouant avec la pente naturelle, on évite d’avoir à installer des pompes. Si l’on dispose d’un sol adéquat, les lagunes sont le système le plus économe". Celles de Christian Pasquet lui sont revenues à 4 800 euros. Quand le sol ne s’y prête pas, les lagunes peuvent être faites en géomembranes. "Elles reviendront deux fois moins cher qu’une fosse de stockage ou qu’un système d’aspersion ne continu", chiffre Jacques Charlery.
A l’entrée de la fosse, Christian Pasquet doit gérer une charge azotée de 150 kg. Après la décantation et le lagunage, il n’en reste que 22 kg, qui seront épandus sur 0,11 ha. Pour cet éleveur, le système fosse et lagune a l’avantage d’être peu coûteux et peu gourmand en temps. "Les boues sont retirées de la fosse une fois par an, il faut entretenir les abords des lagunes et le tuyau percé est à bouger 4 ou 5 fois par hiver", témoigne l’éleveur.
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Le croisement pour un troupeau facile à vivre
À Trégarvan dans le Finistère, dans les parcelles qui bordent l’Aulne, 115 vaches croisées 3 voies pâturent presque toute l’année…
Le boom des plantes aromatiques et médicinales cueillies
La cueillette des plantes sauvages est en plein renouveau. Longtemps marginale, méconnue, elle est en plein essor, portée par le…
Décès de Claude Cochonneau, président des chambres d'agriculture
L'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA) fait part, dans un communiqué le 23 décembre, du décès de son président…
Phytos : une charte pour garantir des relations de bon voisinage
Le 17 décembre dernier, le Finistère s'est à son tour engagé dans la charte riverains. Signée par la profession agricole et l'…
Le marché du porc breton : optimisme en 2020, mais pas d'euphorie
L'année 2019 s'achève sur un prix du porc inédit depuis 1992, avec un pic à 1,70 euros le 12 décembre dernier. Les vœux du marché…
Le texte du gouvernement sur les ZNT fait l'unanimité... contre lui
Le gouvernement a publié, le 29 décembre au Journal officiel (JO), l’arrêté et le décret instaurant les nouvelles zones de non-…
Publicité