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Des voies pour optimiser sa marge cultures

De la conduite culturale à la fabrication d'aliments à la ferme, en passant par la commercialisation sur le marché à terme, les leviers pour "gagner plus avec ses cultures" sont actuellement abordés au cours de journées organisées par les chambres d'agriculture dans toute la région.

Les journées cultures qui se succèdent dans la région depuis le 19 décembre à Rennes, s'achèveront le 31 janvier prochain à Lopérec (29). L'objectif : identifier les stratégies pour optimiser ses marges cultures, en particulier dans le nouveau contexte haussier lié, comme l'a rappelé Hugo Papaiconomou, à une offre inférieure à la demande, des stocks au plus bas, des aléas climatiques, l'évolution des politiques agricoles, un coût du fret qui explose, etc.

Adapter l'itinéraire au potentiel
Concernant la conduite culturale, "les charges de mécanisation représentent en général la principale marge de manœuvre pour optimiser ses marges cultures", a souligné Michel Falchier, du pôle Agronomie, l'objectif de rendement étant indépendant du contexte de prix car lié au contexte pédo-climatique et défini par l'historique des rendements". En revanche, l'itinéraire technique doit quant à lui être adapté au prix de vente. Selon Michel Falchier, "si comparativement dans un contexte de prix bas (100 ?/t), la marge du blé est meilleure dans 3/4 situations avec un itinéraire à niveau d'intrants réduit, dans un contexte de prix élevé (200 ?/t) un itinéraire "raisonné" améliore la marge brute de 25 ?/ha en moyenne".
Autre marge de manœuvre développée par Jean-Paul Corre, de la Cecab, celle de fixer le prix de ses céréales sur le marché à terme plutôt que sur le marché physique dans un contexte de volatilité des cours. Mais avertit le spécialiste, intervenir sur le MAT requiert des outils, une formation, des quantités physiques de céréales importantes, une trésorerie conséquente, et surtout une bonne connaissance du marché. "Il faut savoir quand il faut vendre, connaître les éléments qui font monter ou baisser les prix". De plus, précise-t-il, "ce n'est pas parce que l'on a vendu sur le marché à terme que l'on a réglé la question du physique". Au-delà de ses inconvénients qui ne sont pas négligeables, le MAT, qui a notamment l'avantage d'être transparent et confidentiel, permet à un agriculteur de sécuriser sa marge en fonction de ses objectifs et de ses coûts de production.
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