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Innovation
Devenir producteur d'électricité

C'est en groupe que des agriculteurs des Côtes d'Armor ont commencé à bâtir leur projet de production d'électricité à partir de panneaux photovoltaïques. L'un d'entre eux, Jean Michel Méner, témoigne sur ce projet plein d'énergie.

Jean Michel Méner, agriculteur dans les Côtes d'Armor, va bientôt devenir producteur d'électricité.
Jean Michel Méner, agriculteur dans les Côtes d'Armor, va bientôt devenir producteur d'électricité.
© Cécile Julien

 

D'ici peu, Jean Michel Méner deviendra producteur de lait et d'électricité. Ce jeune agriculteur des Côtes d'Armor met la dernière touche à son projet de production d'électricité grâce à des panneaux photovoltaïques. Avec leurs collègues du Ceta de Corlay, Jean Michel Méner et son beau-frère, avec qui il est associé, se sont intéressés aux énergies renouvelables et, plus précisément, à la production d'énergie sur les exploitations. Réunions d'information, visites, l'idée du photovoltaïque fait son chemin. "Les panneaux n'empiètent pas sur le foncier, ne dérangent personne, ça permet de valoriser les toitures, explique le jeune agriculteur. Cela apporte un complément de revenu, sans représenter de travail supplémentaire, à part la surveillance". De quoi intéresser ces agriculteurs.

C'est ensemble, début 2007, que la vingtaine d'agriculteurs entame les premières démarches. D'abord pour obtenir des coûts d'investissement. "J'ai demandé des devis, comparé les matériels et les garanties, nous avons rencontré quelques fournisseurs", retrace Jean Michel Méner. Le groupe représentait un potentiel d'installation de 3.500 m2. Forcément, ça intéresse les fournisseurs. "En groupe, nous étions en position de force pour négocier les prix et les conditions", reconnait l'agriculteur. C'est encore en groupe que les premiers contacts sont pris avec des banques. Les grandes lignes tracées, chaque agriculteur va finaliser, ou non, son projet, à son rythme.

 

Bâtir son projet

Pour Jean Michel Méner et son associé, tout va vite. Face au montant de l'investissement nécessaire, ils se décident pour une première tranche de 270m2, sur les 540 initialement prévus. Ils contiennent leurs investissements à 182.000 euros. Mi-juillet 2007, un contrat de raccordement est signé avec EDF. Les panneaux vont bientôt être installés sur un hangar à fourrage et à partir de mai, la production d'électricité va pouvoir débuter. Pour ne pas se tromper dans son calcul de rentabilité, Jean Michel Méner n'a pas tenu compte d'éventuelles aides publiques, trop incertaines. La négociation de groupe a permis de bien faire baisser les coûts du matériel. "Les premiers prix qu'on nous annoncé étaient de 7 euros du watt crête. Finalement, on est arrivé à 5,1 euros, apprécie-t-il. Notre installation devrait être amortie en 12 ans".

Avant d'y trouver un complément de revenu, Jean Michel Méner tire une grande satisfaction à ce projet. "C'est très intéressant de découvrir une nouvelle production, des nouvelles techniques. En réalisant soi-même ses dossier administratifs, on apprend beaucoup".

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