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Dialogue tendu entre producteurs laitiers et industriels

L'organisation de producteurs France Milk Board Grand Ouest tenait son assemblée générale lundi 30 juin à Saint Germain en Cogles. L'après midi, avait lieu une table ronde avec des représentants de Bongrain et Lactalis. L'ambiance s'est rapidement tendue.

De gauche à droite, 
Christophe Barayre (Lactalis), 
Patrice Moyon (animateur du débat) 
et Daniel chevreul (Bongrain)
De gauche à droite,
Christophe Barayre (Lactalis),
Patrice Moyon (animateur du débat)
et Daniel chevreul (Bongrain)
© Terra

Entre Bongrain et Lactalis, deux fleurons de l'industrie laitière française, la mise en place des contrats s'est traduite avec deux stratégies d'entreprise différentes. Des contrats individuels chez Lactalis, quand Bongrain a fait le choix des contrats collectifs. "La gestion des volumes ne s’arrêtent pas au contrat et nous menons actuellement une réflexion avec les OP mais chez Lactalis, nous ne souhaitons pas travailler avec des OP multi entreprises", a d'abord expliqué Christophe Barayre, responsable chez Lactalis. Pour Daniel Chevreul, directeur des approvisionnements lait chez Bongrain, "des négociations sont en cours avec des OP transversales, mais ce qui compte c'est de réussir à être d'accord sur les modalités du contrat". Après avoir évoqué la gestion des volumes, le programme des débats s'est très vite trouvé chamboulé. Toutes les questions des producteurs se sont dirigées vers le prix. "Si vous persistez à ne pas nous payer, on ne va pas tenir", lance un premier producteur. Et quand Christophe Barayre lui répond, "on est dans le même bateau", la salle gronde. "Menteur ! Nous c'est dans une barquette que l'on est", se fâche un producteur. Entre les industriels et les agriculteurs, le dialogue est très difficile. Ne serait ce que sur les chiffres de l'évolution du prix du lait, les avis divergent. Pour les industriels, "aujourd'hui nous avons une grande difficulté, c'est que nous n'arrivons pas à répercuter les hausses à la grande distribution, qui, sous couvert du pouvoir d'achat du consommateur, se livrent une guerre des prix", estime Daniel Chevreul, pour qui cet état de fait est une spécificité française. Mais chez les producteurs, ce discours ne passe pas. "C'est a vous de créer ce rapport de force avec la grande distribution", lance l'un d'eux. A de nombreuses interrogations sur l'après quota, une réponse revient de façon récurrente : "des réflexions sont en cours". Si on devrait en savoir plus à l'automne sur les volumes à produire notamment, il faudra quand même avancer rapidement, car le 1er avril 2015, c'est déjà demain.

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